FAUX CROUP — MIGRAINES
Le faitx ci'^ntp est une manifestation conviilsive à rapprocher de l'asthme et du spasme de la glotte au point de vue de sa parenté avec l'épilepsie.
Mentionnons encore, parmi les équivalents viscéraux de l'épilepsie, des troubles gastriques, enléralgies, gastralgies, vomissements, nausées, survenant tout à coup et sans causes connues chez un individu ne soutirant pas de maladie de l'appareil digestif. Trousseau a appelé l'attention sur l'incontinence nocturne d'urine comme signe précurseur du mal comitial. Elle n'est souvent qu'un symptôme révélateur d'une attaque qui a passé inaperçue.
Les épilepliques sont encore sujets à des phénomènes douloureux divers qui peuvent être considérés comme des équivalents du paroxysme. Telles sont les migraines. Moreau de Tours a déjà fait remarquer que les migraines des épileptiques laissent après elles une stupeur profonde. Elles se produisent et disparaissent souvent avec la même brusquerie que les paroxysmes comitiaux. D'ailleurs, la parenté a été admise par certains auteurs (Tissot, Parrev, Lieving) ; et l'on a pu voir, chez certains individus, une migraine périodique faire place à des
NÉVRALGIE KPILEPTIFOUME
accès épileptiques se reproduisant a des intervalles semblables.
Le tic douloureux de la face rentre dans le même cas : mais ici, l'élément douleur s'associe à un élément convulsif. C'est à juste titre que Trousseau a donné à cette aiïeclion le nom de névralgie épilepti forme, car, elle offre assez bien le tableau d'un accès d'épilepsie incomplet, surtout quand les muscles de la langue, du cou, des membres supérieurs participent aux convulsions.
Tous les phénomènes sensoriels dont nous avons parlé peuvent se produire sans accès consécutif. Ainsi, lorsqu'on interroge avec insistance les malades, on retrouve, dans l'intervalle des accès, de ces perversions sensorielles qui peuvent consister en obnubilations, comme par exemple les nuages passagers de la vue que les malades appellent éblouisscments, ou bien en hallucinations variées. Tel malade voit tout à coup les objets grossir démesurément ; tel autre entend des bruits, des voix qui lui font tourner la tète ; ou bien sent tout à coup une odeur, un goût désagréables qui disparaissent de môme.
Ce sont là les épilepsies sensorielles étudiées en ces temps derniers, principalement par les
auteurs anglais (Haniniond, llainillon, Saiiderson) ; nul doute que tous ces phénomènes paroxystiques ne soient liés à la cause, quelle qu'elle soit, d'excitation centrale qui fait naître les grandes attaques convulsives.