‹ ÉpilepsieChapitre 29 sur 111 · PAROXYSMES PSYCHIQUES · texte numérisé non relu

PAROXYSMES PSYCHIQUES

Ce sont les formes psychiques des équivalents épilepliques qui sont de beaucoup les plus importantes, et nous nous y arrêterons plus longuement. En parlant des manifestations incomplètes ou avortées du mal comital, nous avons décrit Vabsence, qui n'est en réalité qu'une suspension momentanée des fonctions psychiques, sans convulsion apparente. Mais, à cùlé de cette forme d'absence avec inactivité complète, il y a l'absence avec impulsions, cette manifestation terrible du mal comitial, qui fait de l'épileptiquc

ÉPILEPSIE3 LARVÉES

un individu parfois dangereux pour les siens et pour la société. C'est principalement à Morel que nous devons la description de ces formes à'épilepsie larvée.

Les troubles mentaux paroxystiques dont il va être question peuvent précéder ou suivre une attaque convulsive, que ce soit une grande attaque, ou un accès incomplet, ou même un simple vertige ; mais il est admis, sans contesle aujourd'hui, qu'ils peuvent se produire en dehors de tout paroxysme de ce genre, bien que Legrand du Saulle ait exprimé un avis contraire. C'est alors qu'ils constituent un véritable équivalent psychique de l'attaque, et on peut les comparer avec iMandsley à une convulsion mentale.

Ces perturbations mentales peuvent se manifester sous forme d'imp2//sions bizarres et violentes de courte durée. Quelques malades se mettent tout à coup à proférer des paroles incohérentes, des grossièretés, des injures aux personnes qui les entourent. D'aulros, commettent des actes de brulalilé, frappent les personnes, brisent les objets. Sous l'influence de l'impulsion, l'épileptique est capable de blesser, de tuer les personnes qui l'approchent ; et il est d'autant

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