INTRODUCTION
qui existait alors de suspendre les comices, lorsqu'un homme était frappé d'épilepsie pendant ces assemblées. On l'a encore appelée haut mal, mal caduc, mal de saint Jean, etc.
Jusqu'à nos jours, la maladie a été classée parmi les névroses, c'est-à-dire parmi les affections du système nerveux dont la cause est inconnue ; ce qui s'explique par l'inconstance des lésions observées à l'autopsie des épileptiques, et môme par l'absence, dans un grand nombre ds cas, de lésions grossières ou visibles à l'œil nu.
Cependant, la notion de certains états physiologiques ou pathologiques concomitants, tels que la puerpéralité, les affections rénales, a été le point de départ d'une division dans le domaine de l'épilepsie. On a donc décrit à part Véclampsie des femmes enceintes, des maladies du rein, les convulsions de l'enfance. Ces convulsions dites épileptoïdes, ont en outre pour caractèi'e de se présenter sous forme de crises se succédant rapidement, en série. La distinction sans doute est importante à faire; mais elle a été guidée par la notion de cause ou du moins de coïncidence, et non par des différences symptomatiques, impossibles à déceler dans un grand nombre de cas. Il s'agit bien là d'épilepsies ; mais
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ce sont des êpilepsies aiguës, survenant sous l'influence de causes occasionnelles qui sont la grossesse, l'accouchement, la néphrite scarlatineuse, etc., etc.
Actuellement, on doit comprendre l'épilepsie comme un syndrôme pouvant, au cours d'états pathologiques très divers, apparaître au plus ou moins grand complet; tantôt sous une forme, tantôt sous une autre, mais au fond toujours le même. Dire qu'il y a une seule épilepsie vraie, essentielle, celle qui survient sans cause appréciable, ne nous semble pas plus admissible que de prétendre qu'il n'y a qu'une seule angine de poitrine vraie, celle qui reconnaît pour cause le rétrécissement des artères coronaires, et de fausses angines, toxiques, hystériques, etc. On ne doit pas perdre de vue que ces désignations, épilepsie, angine, s'adressent seulement au tableau symptomatique ; et tout ce que l'on peut dire, c'est que des causes très variées peuvent produire le môme syndrôme clinique.
Oilte réserve faite, nous décrirons le syndrôme épilepsie sous toutes ses formes : troubles moteurs, sensitifs et sensoriels, viscéraux, psychiques. Et nous indiquerons, chemin faisant,
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comment ces symptômes, rarement isolés chez un malade, peuvent se grouper entre eux. L'épilepsie générale nous occupera d'abord, celle qui dans ses manifestations convulsives ou autres n'affecte aucune localisation. Le tableau symptomatique correspond si l'on veut à celui de l'épilepsie vulgaire, celle que l'on appelait autrefois idiopathique, vraie, essentielle.
Un chapitre spécial sera réservé à l'épilepsie partielle, dont les travaux récents de M. H. Jackson ont montré toute l'importance, au point de vue du diagnostic de localisation de la lésion cérébrale.