‹ ÉpilepsieChapitre 35 sur 111 · MARCHE — DURÉE · texte numérisé non relu

MARCHE — DURÉE

aspect grimaçant particulier: le malade fait le nez de lapin. On observe quelquefois du grincement des dents. Puis, les muscles du cou se prennent ; la tète est tournée du côté où l'œil et la bouche sont déviés. Si l'extension se produit, le membre supérieur est envahi alors, puis à son tour le membre inférieur.

Le spasme peut débuter par le membre supérieur : le pouce et l'index se fléchissent alors convulsivement dans la paume de la main ; les autres doigts suivent le mouvement. Les muscles de l'avant-bras sont agités de secousses convulsives, et les muscles du bras et de l'épaule sont envahis à leur tour. Le membre tout entier s'élève alors en trémulant. Dans ce cas, l'envahissement se fait par les muscles du cou et de la face d'abord, et plus lard par ceux du membre inférieur.

Quand la convulsion envahit le membre inférieur le premier, elle se propage de bas en haut en commençant par le gros orteil qui se tend ou se fléchit convulsivement, et gagnant successivement les muscles de la jambe et de la cuisse. Tandis qu'au membre supérieur les mouvements d'extension dominent, ce sont surtout des mouvements de flexion qu'on observe ici.

Tel est l'accès d'épilepsie partielle rigoureu-

FORMES DE i/aTTAQUE Gl

semeut hémiplégique. Comme dans la grande attaque d'épilepsie, on peut distinguer dans les convulsions musculaires une phase tonique précédant la phase clonique ; et lorsqu'il y a eu perte de connaissance, l'attaque laisse après elle une période de stertor plus courte, en général, que dans l'épilepsie vulgaire.

Mais le tableau clinique varie beaucoup suivant l'extension plus ou moins grande du spasme. Lorsque, par exemple, les convulsions restent limitées à un bras, non seulement la conscience peut rester intacte, mais le malade souvent peut parler, se livrer à une occupation pendant son attaque. Ou bien au contraire les convulsions, d'abord unilatérales, envahissent le coté opposé : l'attaque, d'abord partielle, devient générale. La perte de connaissance est de règle dans ce cas ; mais elle n'arrive que tardivement, contrairement à ce qui a lieu dans l'épilepsie générale d'emblée : le malade assiste au début de son attaque.

La période de stertor qui suit l'attaque est en rapport avec l'intensité de celle-ci et son degré d'extension. L'afFaiblissement musculaire consécutif 'îst de règle et prédomine dans les muscles affectés. On observe des paralysies transitoires ou permanentes dans les membres où les cou-

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