‹ ÉpilepsieChapitre 37 sur 111 · DESCRIPTION DES ACCÈS · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES ACCÈS

apparaît dans l'enfance à la suite de convulsions violentes et répétées ; et au bout d'un temps variable, elle s'accompagne de contracture. L'épilepsie partielle ne l'accompagne pas forcément ; mais elle est d'une grande fréquence chez les malades qui en sont atteints. Les accès apparaissent généralement d'une façon précoce, mais quelquefois aussi plusieurs années après.

Parvenus à l'âge adulte, les malades présentent une contracture du côté paralysé extrêmement marquée. Le bras est fortement appliqué au thorax, l'avant-bras est fléchi sur le bras, la main sur l'avant-bras ; le carpe forme une saillie convexe exagérée. Au membre inférieur, l'extension prédomine ; le pied est en varus équin plus ou moins prononcé. Ces individus présentent une atrophie de tout le côté paralysé, qui porte non seulement sur le volume des muscles, mais aussi sur les dimensions des os.

L'attaque convulsive chez ces malades ne diffère pas des accès d'épilepsie partielle telle que nous l'avons décrite. 11 est de règle qu'ils soient prévenus de leur accès par une aura ou une sensation prémonitoire quelconque. Le cri initial ne fait pas toujours défaut; mais ce n'est pas le cri explosif de l'épilepsie vulgaire : c'est un cri de surprise ou de douleur dont le malade a cons-

cience. Les convulsions restent ordinairement limitées au cùlé paralysé, ou bien elles prédominent toujours de ce côté quand elles se généralisent. La miction involontaire est exceptionnelle; il y a rarement morsure de la langue. La période de stertor, quand elle a lieu, est généralement courte ; le délire consécutif fait défaut. Pourtant, les accès peuvent être subintrants, constituer un véritable état de mal, et la mort survenir dans ces conditions, même au milieu de convulsions strictement hémiplégiques.

CirAl>lTRE X

La migraine ophtalmique ^Quièive considérée comme un type d'épilcpsie partielle sensorielle ; et c'est pourquoi nous en donnons ici une courte description. Elle débute par une phase d'excitation, douleurs vives, scotomes scintillants, etc. ; et elle est suivie d'une phase d'épuisement, hcmianopsie, somnolence parfois.

La migraine ophtalmique se caractérise essentiellement par des troubles oculaires subjectifs, variés (sensations lumineuses le plus souvent).

MIGRAINE OriITALMIQUE 67

avec une douleur de téte qui, apparaissant eu uu point limité de la tempe, s'irradie bientôt à toute la moitié du crâne du côté de l'œil affecté. Puis surviennent, en général, des nausées et des vomissements.

La maladie se produit sous la forme de véritables accès périodiques, qui se ressemblent habituellement chez le même malade, mais peuvent varier d'un sujet à l'autre. Elle peut accompagner l'épilepsie partielle convulsive, ou alterner avec elle.

Ce sont presque toujours les troubles visuels qui ouvrent la scène. Tantôt c'est un léger brouillard de la vue ; tantôt une hémiopie passagère : le malade est surpris de ne plus voir que la moitié des objets, s'il est en train de lire, il ne voit plus tout a coup que la moitié de sa page. Dans quelques cas, il se produit une cécité absolue, au début de l'accès. Mais, il est un antre phénomène subjectif, spécial à la maladie, qui peut se présenter seul ou associé aux troubles de la vue signalés, c'est le scolume scintillant.

Kn général, le scolôme occupe les parties péripliériqii«'« du champ visuel, la partie exlernc

SCOTOMK SCINTILLANT

le plus souvent; rarement il est central. 11 se présente soit sous l'apparence d'un globe de l'eu plus ou moins volumineux, soit sous l'aspect d'une roue dentée rouge, blanche, phosphorescente, animée d'une vibration rapide et d'un mouvement de rotation autour de son centre. Quand les malades éprouvent ce symptôme pour la première fois, ils ne s'en rendent pas un compte exact : ils perçoivent seulement un éblouissement comparable à celui qu'on éprouve quand on cherche à fixer le soleil ; ou bien ils ont la sensation d'un feu d'arlifices, d'une gerbe d'étincelles. Mais plus tard, lorsqu'ils se rendent mieux compte de ce qu'ils éprouvent, leur description est presque identique. La roue dentée lumineuse s'élargit, son centre devient obscur ; peu à peu elle dépasse les limites du champ visuel en haut et en bas, et le malade n'en voit plus qu'une partie sous la forme d'une ligne brisée lumineuse qui continue à trémuler jusqu'à ce que tout disparaisse. On a comparé les dents de cette roue lumineuse aux angles d'un plan de fortification. Quelquefois le scotôme est constitué par un simple zigzag lumineux semblable à une étincelle électrique. Ces sensations lumineuses persistent quand l'œil est fermé.

Lorsqu'on a pu examiner l'œil au moment de

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