TROUBLES DE LA NUTRITION
vidus sains : la proportion d'hémoglobine dans le sang est fréquemment au-dessous de la moyenne, môme en dehors des paroxysmes.
La respiration a lieu souvent d'une manière défectueuse, et il n'est pas rare de trouver en l'absence de lésions pulmonaires, la capacité vitale du poumon diminuée.
La déchéance organique des épileptiques a été mise encore en lumière par les recherches de Moreau de Tours, qui a montré que le mal comitial coïncidait souvent avec la chlorose, la tuberculose, la scrofule.
Uétat dépressif qui, chez ces malades, s'exagère après chaque paroxysme, existe plus ou moins en temps ordinaire, et se manifeste par un temps de réaction plus long, une énergie musculaire moins grande que chez les individus normaux. , '
Les troubles de la sensibilité sont beaucoup moins rares chez eux qu'on ne le croyait autrefois. La sensibilité est souvent obtuse, l'analgésie est fréquente. L'acuité visuelle est souvent diminuée; on note, dans un tiers ou un quart des cas, le rétrécissement concentrique du champ visuel. La dyschromatopsie n'est pas rare ; et l'on a observé l'achromatopsie complète.
INFLUENCE DE l'hÉRÉDITÉ
Nous répéterons, en terminant, qu'il ne faut pas s'attendre à rencontrer tous ces vices de développements chez tous les épileptiques, mais que leur importance est, en quelque sorte, en rapport avec la tension de la prédisposition. C'est dans l'épilepsie héréditaire qu'on les rencontre au plus haut degré. La recherche de tous ces stigmates est donc une enquête que l'on doit faire en détail à propos de chaque malade, si l'on veut porter un diagnostic et un pronostic bien fondés.