‹ ÉpilepsieChapitre 47 sur 111 · DÉMENCE PAR ÉPUISEMENT · texte numérisé non relu

DÉMENCE PAR ÉPUISEMENT

possible; les déterminations inertes, fuguées, non motivées, les désirs sans portées comme sans bases. De cette mutilation intellectuelle découle, comme conséquence nécessaire, l'anéantissement des manifestations morales, sentimentales, affections, instincts ». Toutes choses égales d'ailleurs, la démence semble se produire d'autant plus rapidement que le sujet est plus âgé.

Un caractère spécial à la démence épileptique, c'est sa marche intermittente. Elle s'accentue à la suite des paroxysmes tandis qu'elle va s'atténuant à mesure que ceux-ci s'éloignent. On peut voir ainsi des épileptiques déments présenter des intervalles de lucidité relative. Il peut même se faire qu'un malade, qui a été pendant des années incapable d'avoir aucun rapport avec le monde extérieur, recouvre une partie au moins de ses facultés intellectuelles lorsque ses attaques viennent à se suspendre ou à s'éloigner notablement. Mais, il n'en est pas toujours ainsi ; dans certain cas, la démence suit une marche continue et progressive, que les paroxysmes cessent ou non. Il y aurait donc lieu de distinguer une forme de démence par épuisement consécutive aux accès et sujette à des rémissions ; et une autre forme définitive, sans répit, qu'il est

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