DÉMENCE ÉPILEPTIQUE
n'a rien de fondé. Presque tous les malades de cette catégorie présentent des troubles mentaux. Mais, d'une façon générale, ces troubles sont d'autant plus accentués et durables que les paroxysmes sont plus fréquents etplus gravés. Dans ces conditions, les malades peuvent aboutir à la démence définitive.
- On a fait cette remarque que la démence épileplique est le plus souvent le résultat des paroxysmes atténués (vertiges, absences, secousses). C'est que ceux-ci se produisent avec une fréquence plus grande, car il est hors de doute que les grandes attaques laissent, après elle, un épuisement plus considérable que ces accès incomplets, et que si elles se répétaient aussi souvent, elles entraîneraient la démence beaucoup plus rapidement.
La démence épiteptique est une sorte de stupeur qui porte sur la généralité des fonctions nerveuses. M. Delasiauve l'a fort bien caractérisée en ces termes : « suivant la gravité de cet état, l'attention est faible, inefficace, nulle ; la mémoire est confuse, infidèle, entièrement perdue; le jugement incertain, défectueux, aboli ; les conceptions obscures avortées ou fausses ; l'enchaînement des actes, pénible, incorrect, im-