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CONSANGUINITÉ

par les ascendants ou les collatéraux. D'après la statistique de Echeverria, celle de M. Bourneville et la mienne, l'hérédité similaire serait le plus souvent indirecte. L'hérédité en retour s'observe souvent, la maladie passant du grandpère au petit-fils sans atteindre le père.

Il arrive parfois que l'épilepsie se montre au même âge dans deux générations successives (hérédité homochrone) ; mais en général il y a anticipation chez les descendants, c'est-à-dire qu'ils sont atteints à un âge moins avancé que les ascendants. Il peut même arriver, dans ces conditions, que la maladie se manifeste chez le fils avant d'apparaître chez le père.

On a voulu faire jouer à la consanguinité un rôle important, comme fadeur de l'épilepsie héréditaire (Trousseau, Boudin). Il est très certain que la consanguinité morbide peut donner naissance à toutes sortes de dégénérescences, à la névropathie, à l'épilepsie en particulier; mais il s'agit akjrs d'accumulation d'étals pathologiques, qui, à peine accentués chez les générateurs, se trouvent réunis, multipliés chez les rejetons. La nervosité est alors passée au carré, dit P. Bert. Rien ne prouve au contraire qu'il en soit ainsi quand le mariage a lieu entre parents indemnes de toute lare pathologique. Des

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