PLAIES NERVEUSES
que individu, mais dont l'excilation est souvent efficace chez le même.
Ainsi l'épilepsie s'est déclarée parfois à la suite de plaies 7ierveuses. C'est d'ailleurs en irritant ou coupant le sciatique, que M. Brown-Séquard a pu rendre des cobayes épilepliques. Certaines excitations douloureuses, certains névrômc-s ont paru être la cause, chez l'homme, d'attaques convulsives. Et ce qui confirme cette manière de voir, c'est que la disparition des attaques a suivi l'extirpation de la cicatrice ou de la tumeur. Lorsqu'il y a des lésions traumatiques d'un nerf, il suffit parfois de la plus légère irritation de la peau, soit dans le domaine du nerf, soit même n'importe où pour provoquer un accès. Pur exemple, chez un malade atteint de sciatique gauche à la suite d'une violente contusion de la cuisse, le pincement de la peau du cou du côté gauche suffit pour provoquer une attaque d'épilepsie. Ces zones épileptogènes cutanées peuvent exister dans Xanévralgie du trijumeau, au niveau des points douloureux. N'a-t-on pas signalé d'ailleurs, en dehors de toute lésion nerveuse locale ou éloignée, l'existence de zones épileptogènes sur la surface du corps ? Le simple contact de ces zones peut suffire pour déterminer un accès. Elles existent principalement
ÉeiLEPSlE AUR1CUI.AIRK
sur la tète, à la tempe, à l'aile du nez, à la lèvre ; vers l'angle interne de l'œil, sur la peau du cou ; il la main.
L'épilepsie peut apparaître à l'occasion d'acctdents dentaires. Nous connaissons la fréquence des convulsions chez lesjeunes enfants à l'occasion de la dentition. Chez l'adulte, on voit parfois les attaques coïncider avec la poussée douloureuse d'une dent de sagesse, ou avec une crise dentaire.
On a décrit des épilepsies réflexes d'origine nasale, causées par la présence de vers dans les narines (Sauvage), de corps étrangers dans les sinus frontaux (Legrand du SauUe).
Ce sont surtout les irritations du nerf auditif qui provoquent des convulsions épilrpliques. Elles peuvent être causées par la présence de corps étrangers, d'insectes dans le conduit auditif externe. MM. Magnin et Nocart ont montré que l'épilepsie, chez les chiens, était souvent causée par l'existence d'acares dans ce conduit. Ici encore la guérison est souvent obtenue par l'extraction du corps étranger. Pourtant la maladie peut persister si les lésions consécutives do l'oreille se sont développées.
L'épilepsie auriculaire se rencontre souvent en conséquence des lésions iiillammatoires ba-
108 TROUBLES VISCÉRAUX
nales du conduit auditif et de la trompe d'Eustiiche. L'otite chronique peut se compliquer d'attaques convulsives ; et celles-ci peuvent disparaître avec la lésion. Toutes les formes de paroxysmes s'observent en conséquence des lésions de l'oreille. Cependant ce sont les attaques vertigineuses qui paraissent les plus fréquentes. Nul doute que si l'on cherchait la prédisposition chez les malades atteints de vertige auriculaire, on la trouverait fréquemment.
On a encore signalé des épilepsies déterminées par des lésions de l'appareil respiratoire, laryngite, affections pulmonaires, pleurales en particulier. Les opérations sur la plèvre, injections, pleurotomie surtout, sont capables de déterminer des attaques convulsives.
On sait depuis longtemps que les irritations du sympathique abdominal peuvent provoquer des convulsions réflexes. Un grand nombre d'auteurs ont admis, parmi les causes de l'épilepsie, les affections de Vestomac. On a accusé le simple embarras gastrique ; et dans les cas de ce genre, on a obtenu do bons résultats de l'usage des vomitifs (Dehisiauve). Chez les jeunes enfants, les entérites, les diarrhées sont fréquemment l'occasion de l'apparition des convulsions. On a