‹ ÉpilepsieChapitre 69 sur 111 · SV\'COPE · texte numérisé non relu

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d'aucune espèce d'obnubilatioii de la conscience, ni de ])àleur de la face ; ils ne laissent pas de stupeur après eux. Quant à la chorée, l'évolution de la maladie, l'absence des phénomènes dont nous venons de parler suffisent à la différencier.

Dans ses formes incomplètes, atténuées ou anormales, le diagnostic de l'épilepsie peut prêter à de nombreuses confusions. Le tableau de l'apoplexie vraie et des attaques apoplectiformes de l'épilepsie peut être identique ; et la distinction serait impossible si l'on ne tenait compte des conditions dans lesquelles l'ictus se produit, si l'on ne connaissait les antécédents du sujet, si l'on n'observait les symptômes consécutifs, etc.

Les vertiges ne sont pas toujours faciles à distinguer d'une syncope : même chute, môme imniobilit/j avec suspension des mouvements volontaires. Pourtant dans la syncope, le pouls est imperceptible, tandis qu'il esl fort et vibrant duns le paroxysme épiiepliquo.

On observe aussi dans répilej)sie des accidents vertigineux avec déviation de rotation, de pro-

MANIPESTATIONS PSYCHIQUES

pulsion. Or, cette forme de vertige aj)partieiit aussi à la sclérose en plaques, a. Vataxie locomotrice,q.\xx lésions du cervelet, etc. Il faudra donc rechercher si elle n'est pas symptomolique d'une de ces maladies. Il faudra enfin, avant de se prononcer sur la nature comitiale du mal, avoir éliminé toutes les autres formes de vertiges, liées soit à l'anémie, soit à la neurasthénie, etc.

Les plus grandes difficultés se rencontrent dans le diagnostic des manifestations psychiques de l'épilepsie. Lorsqu'une attaque convulsive se produit au cours d'une fugue, d'un délire impulsif, il n'y a pas de doute à avoir ; mais lorsque l'acte délirant est isolé de toute manifestation de ce genre, sa nature est beaucoup plus difficile à préciser. Les étals décrits sous le nom d'ivresse émotionnelle se caractérisent, tout comme les paroxysmes psychiques du mal comitial, par là brusquerie du début, les phénomènes d'épuisements consécutifs, stupeur, sommeil prolongé, amnésie plus ou moins complète ; et ils se produisent en général chez des individus présentant à peu près les mêmes caractères de dégénérescence que les épilcptiques. Dans ces conditions, le diiignoslic ne peut être ])orlé sûrement que s'il existe chez le mùmc in-

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