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MÉNINGITES

céphalée, des douleurs ibumatoïdes dans les membres, tanlôl fixes, tantôl erratiques. Enfin, les accès convulsifs apparaissent. La maladie dans sa marche olïre ici quelques particularités. C'est ainsi qu'elle se manifeste assez souvent, au début du moins, sous la forme d'accès partiels ou hémiplégiques. Les accès se succèdent en se rapprochant et peuvent arriver à constituer un véritable état de mal, si le traitement n'est pas institué. Mais avant tout, le diagnostic étiologique repose sur la connaissance des antécédents du malade, et surtout sur les résultats du traitement spécifique qui, en général, atténue très vite les accidents.

Les convulsions qui se produisent au cours des méningites, ne diffèrent pas par leur forme de celles de l'épilepsie. Mais les symptômes concomitants permettent ordinairement d'en reconnaître l'origine ; tels, la fièvre, la céphalée, les troubles abdominaux, les phénomènes vasomoteurs, les caractères du pouls méningitique.

Le tremblement des lèvres et de la langue, l'affaiblissement intellectuel et physique, les troubles mentaux permettront de reconnaître la paralysie générale des aliénés où les convulsions épileptiquessonl fréquentes. D'après Wiglesworth, l'alropliie papillaire est un signe très précoce

NÉOPLASMES CÉRÉBRAUX

dont la constatation aurait une grande valeur au début de la maladie pour fixer le diagnostic. La méningite tuberculeuse peut aussi donner lieu à des convulsions, qui parfois précèdent l'apparition des phénomènes les plus caractéristiques, aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte. On conçoit tout l'intérêt que comporte en pareil cas le diagnostic étiologique, au point de vue du pronostic.

Les néoplasmes céréhraucc, quelle que soit leur nature, tuberculeuse, gommeuse, cancéreuse, peuvent produire des attaques épileptiques. L'examen général du malade, l'exploration du fond de l'œil, l'étude des fonctions des nerfs crâniens, etc., permettront de soupçonner ou d'affirmer la nature du mal.

Lorsque l'épilepsie ne peut être rapportée à l'une de ces causes générales ou centrales, il faut rechercher si elle n'est pas déterminée par des lésions des nerfs périphériques ou viscéraux. Les lésions traumatiques des nerfs périphériques devront être recherchées avec soin ; et l'on se souviendra que l'aura prémonitoire de l'accès part souvent du point lésé.

En l'absence de toute autre cause déterminante apparente, on devra enfin rechercher [le point de départ de la maladie dans une affection

TROUBLES DE l'aUDITION

viscérale quelconque: vers intestinaux, lithiase rénale, biliaire, troubles digestifs, etc. L'origine de ces épilepsies, dites réflexes, est le plus souvent obscure et difQcile à établir. Chez la femme, la relation des crises avec les fonctions menstruelles pourra être l'indice d'une alfectiou de l'utérus ou de ses annexes. On a encore incriminé chez l'homme les rétrécissements urétraux, l'atrésie et la longueur exagérée du prépuce, etc.

Parmi les nerfs sensoriels, il en est un dont les lésions devront être recherchées avec grand soin, c'est le nerf auriculaire. Quand on a affaire à un corps étranger, à une lésion permanente de l'oreille, le diagnostic est facile ; mais 1 epilepsie est parfois sous la dépendance de troubles tout à fait passagers de l'organe de l'audition (Boucheron). Parmi ceux-ci, un des plus intéressants est l'obstruction des trompes d'Eustache avec raréfaction de l'air dans la caisse du tympan, et compression du labyrinthe (otopiesis). Le diagnostic en est d'autant plus intéressant que le traitement est souvent efficace. La crise d'épilepsie auriculaire s'annonce parfois par des bourdonnements d'oreilles; elle peut s'accompagner de vomissements, mais à tout considérer, elle n'a rien de spécial. Plus souvent, on n'observe que des vertiges avec perte de connaissance. La

LÉSION 1NTHA.-CRANIENNE

maladie décrite sous le nom de vertige de Ménière ou vertige auriculaire mérite d'être distinguée de l'épi lepsie, car la perte de connaissance fait défaut ; et il existe en outre dos troubles permanents de l'oreille, avec sensation continuelle d'instabilité.

Lorsque la cause reconnue de l'épilepsic est une lésion intra-crânienne, le clinicien doit s'appliquer à en préciser le siège ; et à cet égard, l'extension et la localisation des convulsions ont une importance capitale. Si la distinction clinique d'une épilepsie essentielle et d'épilepsies sympfomatiques, réflexes, est sans fondement, il n'en est pas moins clair que l'épilepsie, maladie une et indivisible, peut affecter des allures différentes dont il faut tenir grand compte au point de vue du diagnostic. Nous avons vu l'intérêt qu'il y avait à cet égard, à distinguer des épilepsies aiguës et des épilepsies chroniques. Il y a un intérêt aussi grand au point de vue du diagnostic de localisation de la lésion à distinguer l'épilepsie partielle et l'épilepsie générale d'emblée.

Il convient cependant de faire une restriction: à la limite, cette distinction est purement théorique. Ainsi, dans la i)lui)art des cas d'épilepsie

ÉPILEl'SIE PAKTIELLE 143

dite géuérale d'emblée, on observe, ou bien une prédominance unilatérale, ou bien dos convulsions initiales nettement localisées ; il est extrêmement rare que les convulsions soient exactement svmétriques. D'autre part, il faut ajouter que des lésions nettement localisées, comme des tumeurs, ont pu déterminer l'épilepsie vulgaire.

Cette réserve l'aile, on est en droit de dire que le syndrome éjoilepsie parUelle,lorsqu i\ est bien établi, a une valeur séméiologique définie : il signitie lésion irritative localisée du cerveau, siégeant du côté opposé aux convulsions. Ce syndrome appartient, non seulement aux tumeurs cérébrales, mais aux méningites localisées, à l'encépbalite, aux foyers de ramollissenieni, etc.: il peut être réalisé par l'urémie (Raymond, Tenneson et Chantemesse, Chauffard, etc.). Nous n'insisterons pas de nouveau sur les symptômes concomitants qui liermcttent d'établir le diagnostic dans CCS différents cas ; nous nous en tiendrons aux particularités qui permettent de faire un diagnostic de siège précis, important à établir, surtout quand il s'agit d'une tumeur cérébrale justiciable d'une intervention chirurgicale.

Nous supposons donc le diagnostic de tumeur iritra-crànienne établi avec certitude. Les convulsions sont nellement partielles et se prodiii-

LÉSION CORTICALE

sent constamment dans les mômes régions ; l'atrophie pupillaire a été constatée à l'ophlalmoscope ; il existe une céphalée persistante fixe, du côté opposé à celui qui est le siège des convulsions, au niveau de la région dite motrice de l'écorce cérébrale, etc., etc. Comment déterminer le siège de la lésion ?

Dans la très grande majorité des cas, l'épilepsie partielle est provoquée par une lésion corticale. Lorsque l'épilepsie est hémiplégique d'emblée, c'est-à-dire comprend tout un côté du corps, on peut supposer que la lésion s'étend à la plus grande partie des centres moteurs ; et cette supposition sera encore plus vraisemblable, s'il existe une hémiplégie motrice du môme côté. Mais le spasme peut rester localisé, ou du moins se localiser au début de l'accès, avant de segénéndiser à tout le côté. Voici comment on a pu établir la localisation de la lésion en se fondant sur un certain nombre de faits suivis d'autopsie, qui ont été résumés de la façon suivante par M. Burlureaux.

1° Les convulsions commençant par les doigts ou le membre supérieur ont été en rapport avec une lésion de la circonvolution frontale ascendante du côté opposé.

2° La lésion siégeant sur le sommet des cir-

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