‹ ÉpilepsieChapitre 77 sur 111 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

nés. Mais c'esl surtout à la suite des crises en séries, de l'état du mal, que l'on voit souvent la mort arriver. Elle n'est pas rare à la suite des crises éclamptiques.

L'épilepsie partielle est moins grave d'une façon générale que l'épilepsie générale. 11 faut faire une réserve cependant pour l'épilepsie produite par des tumeurs cérébrales et s'accompagnant de phénomènes de compression : le pronostic est alors particulièrement grave. Lorsque l'origine de la maladie est la syphilis, on peut fonder un espoir sur les résultats du traitement.

L'épilepsie générale est d'autant plus grave qu'elle est plus ancienne, que les accès sont plus intenses et suivis d'une période de stertor plus longue. Quand la maladie reconnaît pour cause déterminante bien nette une lésion périphérique, une alfection de l'oreille, un trouble viscéral quelconque accessible à la thérapeutique, le pronostic est en quelque sorte meilleur. Mais il faut agir de bonne heure, avant que le système nerveux n'ait pris, pour ainsi dire, l'habitude convulsive; sans quoi, la suppression de la cause peut rester inefficace. Il en est ainsi, en particulier, pour l'épilepsie syphilitique, pour les épilepsies toxiques (saturnine, alcoolique).

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Quand l'épilepsie coïncide avec des symptômes de périencéphalile chronique difluse, elle acquiert au contraire une valeur pronostique très défavorable.

L'épilepsie peut guérir spontanément : ainsi l'épilepsie de la première enfance guérit le plus souvent. Un grand nombre d'enfants ont eu à propos de la dentition, de troubles digestifs, des convulsions qui ne se reproduisent pas. La guérison spontanée peut survenir aussi, bien que plus rarement, pour l'épilepsie de l'adulte.

L'introduction du bromure de potassium dans la thérapeutique de l'épilepsie a singulièrement amélioré le pronostic. Les guérisons définitives, datant de dix, quinze, vingt ans, restent rares ; mais les améliorations sont fréquentes. L'épilepsie vertigineuse semble plus rebelle aux traitements, de môme que l'épilepsie psychi(]UG.

L'épilepsie non seulement peut entraîner à sa suite la démence, par la déchéance cérébrale qu'elle amène; mais aussi, par la déchéance physique qui en résulte à la longue, elle expose à la tuberculose, aux maladies infectieuses, pneumonie, lièvre typhoïde, etc.

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