‹ ÉpilepsieChapitre 9 sur 111 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Les auteurs classiques décrivent sous le nom de grand mal les attaques convulsives de l'épilepsie, réservant le nom petit mal aux vertiges, aux absences. Nous croyons devoir, au début de cette étude, mettre le lecteur en garde contre les caraclères trop scbématiques des descriptions générales. Si elles ])ermettent un classement, commode à présenter et facile à retenir, des différents symptômes, il faut être prévenu

ATTAQUE d'jCI'ILEI'SIE 17

qu'elles ne sauraient s'appliquer strictement à aucun cas particulier. En un mot, il y a presque autant déformes d'attaques d'épilepsie que d'épilepliques.

La grande attaque peut se diviser en trois périodes :

Une période tonique ou de convulsions tétaniques ;

Une période clonique ou de convulsions irrégulières ;

Une période de stertor.

Que l'attaque ait été précédée ou non de phénomènes précurseurs ou d'aura, elle a en général un début brusque, foudroyant. Le malade pâlit, jette un cri et tombe sans connaissance. Tous les muscles du corps sont dans un état de raideur tétanique. Les yeux se portent en haut et les paupières se ferment convulsivement ; les pupilles, largement dilatées sont insensibles à la lumière. Les muscles du cou contractés portent la tète en arrière ou latéralement ; les traits du visage sont tiraillés, les mâchoires serrées, et la langue est souvent mordue profondément; les membres, tendus et rigides, sont agités de petites secousses cxlrùmcmonf rapides, d'une vibration

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