‹ ÉpilepsieChapitre 93 sur 111 · CONDUITE DU MÉDECIN LEGISTE · texte numérisé non relu

CONDUITE DU MÉDECIN LEGISTE

gories de nuisibles : elle doit s'appliquer à tous indislinctemenL Lorsque l'accusé a été reconnu l'auteur de l'acte incriminé, le même verdict devrait être rendu contre lui, qu'il soit aliéné, passionné, sain d'esprit. C'est seulement dans l'exécution de la sentence qu'il y aurait lieu de tenir compte de l'état de santé ou de maladie des condamnés ; et une administration pénitentiaire éclairée pourrait leur appliquer les mesures les plus convenables à leur perfection et à leur guérison.

Quoi qu'il en soit, la conduite du médecin légiste dans une pareille affaire doit être des plus réservées : il ne doit affirmer que ce qu'il a constaté par lui-même, et n'a pas à faire l'application de ces constatations au texte de la loi. La question du libre arbitre et de la responsabilité morale lui échappent tout à fait. Quand l'expert a été lui-même témoin d'une attaque, ou quand il a constaté chez l'inculpé l'existence de certains phénomènes somatiques assez caractéristiques, il peut affirmer l'épilepsie. Mais il doit être plus réservé sur les troubles mentaux qui n'ont rien de caractéristique par eux-mêmes, aussi bien que sur l'interprétation des actes dont il n'a pas été témoin ; car, les caractères considérés comme

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