AVANT-PROPOS
Il y aura tout à l’heure une quinzaine d’années, je soumettais au jugement d’une Société savante (1) un court mémoire sur les rapports de la folie avec l'épilepsie : ce mémoire fut récompensé; mais pas une ligne n’en a été publiée.
Depuis cette époque, continuant mes recherches, observant sans cesse de nouveaux malades, je n’ai pas discontinué un seul instant de m’occuper de la question si obscure et si difficile de l’épilepsie. Des idées que je défendais dans mon premier essai, il ne reste rien ou presque rien : sur presque tous les points, je suis arrivé à des conclusions nouvelles, différentes, quelquefois diamétralement opposées.
Ce travail est donc, je puis le dire, une œuvre entièrement nouvelle, — je n’ose dire définitive, — mais, si imparlaile quelle soit d’ailleurs, destinée, dans sa forme actuelle, à affronter la publicité.
L’Académie royale de médecine de Belgique ayant mis au concours la question de l’épilepsie, je me suis enhardi a lui soumettre mon essai; en daignant le distinguer, •'honorer de ses suffrages, elle a fait à l’auteur le plus grand honneur quil put ambitionner; il y a trouvé pour scs idées la consécration la plus flatteuse.
Je ne prétends pas avoir découvert quelque point nouveau dans la pathogenèse de l’épilepsie, encore moins avoir Irouvé un remède sur à ce mal redoutable. Mais je me •latte d’avoir apporté quelque lumière dans l’histoire, si
(I) L Académie de médecine de Paris, concours pour le prix Falret, 1876.