AVANT-PROPOS
confuse, de l’épilepsie et des affections épileptiformes, en m’aidant presque exclusivement de la clinique : la clinique seule, dans l’état actuel de la science, peut nous guider avec quelque certitude.
L’une des grandes difficultés de ma lâche a été de faire un choix dans l’innombrable quantité de documents qui encombrent la science : il n’est pas de jour qu’un journal de médecine ou une revue ne nous apporte quelque observation nouvelle, quelqueaperçu ingénieux. Il m’eûtété facile de multiplier les citations et de paraître érudit. J’ai cherché au contraire à me limiter. Certains chapitres auraient facilement fourni la matière d’un volume (l'anatomie pathologique, par exemple, encore si incertaine, le traitement, la médecine légale); ce n’est pas sans peine que je me suis borné à quelques pages.
En prenant pour épigraphe : « Ordo lumen accendil », j’ai voulu indiquer que, pour apporter quelque lumière dans l’histoire de l’épilepsie, il fallait absolument lui appliquer l’ordre et la méthode sans lesquels il n’existe pas de science : cet ordre et cette méthode, je me suis efforcé de leur rester fidèle.
Enfin, tout en me montrant respectueux des traditions et plein de déférence pour ceux qui nous ont précédés, je me suis cru tenu à une entière liberté d’appréciation; c’est mon livre que j’ai voulu écrire, non celui des autres. A moi seul toute la responsabilité des erreurs, si je me suis trompé. Au moins me serai-je trompé de bonne foi, et en ne négligeant rien pour arriver à la vérité (1).
(1) Dans mon manuscrit, je m’étais astreint au plus strict incognito; j’ai cru pouvoir y renoncer dans mon mémoire imprimé.
FOLIE ÉPILEPTIQUE
Ordo lumen accendit.