AU REV. J, LESAGE
Vous êtes-vons jamais trouvé seul sur les mers ? Etait-ce loin des bords, au soutile des tempêtes ? Voyiez-vous sous vos pieds les abîmes amers
Et la coupole bleue audessus de vos têtes ?
Avez-vous, au miheu de ces deux infinis Qui semblent s'embrasser, vu surgir dans l'espace L'astre du jour aux feux plus purs et rajeunis,
Laissant derrière lui sa lumineuse trace?
Rien n'arrête ses pas sur l'humide élément,
Aucun mont devant lui n'élève de barrière.
Et conime il monte aux cieux majestueusement!
Jamais ainsi vainqueur n'entra dans sa carrière.
Tel le regard de Dieu perce l'éternité, Le soleil radieux de l'éclat de sa gloire Inonde l'océan, remplit l'immensité,
Et les airs réjouis exaltent sa victoire,
Tout prend des teintes d'or, et l'on semble voguer
Vers un monde nouveau sur des flots De
de lumivre.
vant l'astre qui vient au ciel se prodiguer, Chaque vague s'incline, exhale sa prière!
0 terrestres splendeurs, chaste éblouissement,
s? Vous êtes un éclair qui soudainement dore S ? Les ombres d'ici-bas. Et l'œil croit, un moment,
Entrevoir les clartés de l'éternelle aurore!
ue vous agrandissez nos étroits horizons,
0 soleil sur les mers! Et que vos traits de flamme pace Ainsi que sur les eaux s'impriment vos rayons, L Gravent de l'infini l'image dans notre âme! nt!
re.