SEUL
Je ne suis jamais moins seul
Que lorsque je suis seul. Les vains bruits de lu foule
Me glacent tant le cœur! c'est comme un froid linceul
Que la main de la mort sur la tombe déroule.
Comment ne pas te chérir, 0 sainte solitude où le fracas du monde, Orage menaçant, sur ton seuil vient mourir ?
Toi, si pleine de chants et de paix si profonde!
Je t'aime comme l'oiseau Aime le nid où chante une voix bien-aimée, Comme le cygne blanc, le limpide ruisseau
Et l’abeille au printemps, sa ruche parfumée.
di: | —98—
hi ! Sous tes hunbles murs, j'accours Chercher bonheur, repos et tout ce qui délasse. D‘: à lei, je me sens vivre; ici, j'entends toujours De Ces ravissants concerts qui flottent dans l'espace. L'â
La nature a mille voix,
Accords milodieux, qui montent jusqu'à l'âme, Int LL Comme un écho du ciel; et je pense parfois Où Ù Des anges entrevoir l'aile de vive flamme. Con iE cu | î À Qu'il est beau, mystérieux, | ; Le lan gage muet qu'ainsi qu'une prière En