A RIGAUD
Il faut quitter l'asile où coula mon enfance. Là comme un lis aimé du ciel, Croissant à l'ombre de l'autel,
J'ai vu fleurir mon innocence:
Adieu, sanctuaire de paix
Où tont me souriait d'ineffables attraits.
Adieu, charmant séjour de la verte montagne, Salut à tes ombrages frais
Que je ne reverrai jamais!
Salut à tes riches campagnes!
Mes doux plaisirs vont se tarir:.
Ts ne seront bientôt qu’un tendre souvenir,
Aimables compagnons, à mes amis fidèles, Vous qui ffites tous mes amours.
Adieu! sans vous plus de beaux jours.
L] \] Salut, mes blanches cascatelles, Joyeux échos de mon bonheur.
En vous quittant, lieux chers, je vous laisse mon cœur.
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