‹ Epines et fleurs ou Passe-Temps poétiques [microforme]Chapitre 34 sur 47 · A RIGAUD · texte numérisé non relu

A RIGAUD

Il faut quitter l'asile où coula mon enfance. Là comme un lis aimé du ciel, Croissant à l'ombre de l'autel,

J'ai vu fleurir mon innocence:

Adieu, sanctuaire de paix

Où tont me souriait d'ineffables attraits.

Adieu, charmant séjour de la verte montagne, Salut à tes ombrages frais

Que je ne reverrai jamais!

Salut à tes riches campagnes!

Mes doux plaisirs vont se tarir:.

Ts ne seront bientôt qu’un tendre souvenir,

Aimables compagnons, à mes amis fidèles, Vous qui ffites tous mes amours.

Adieu! sans vous plus de beaux jours.

L] \] Salut, mes blanches cascatelles, Joyeux échos de mon bonheur.

En vous quittant, lieux chers, je vous laisse mon cœur.

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