LES HIRONDELLES
Le printemps sourit à la terre, Le ciel plns pur, avec ses pleurs. Répand des torrents de lumière;
Et la plaine, triste naguère,
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Semble une corbeille de fleurs.
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Déjà sur la branche fleurie,
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L'oiseau porte des fils soyeux
Et des brins de mousse flétrie
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Pour dresser sa tente chérie,
D'où s'élancent des cris joyeux.
Vous seules, Ô mes hirondelles, N'êtes pas encor de retour.
Ne me seriez-vous plus fidèies ?
Pourtant les sources sont si belles
Et si radieux est le jour!
Jamais une balle assassine
Ne porta dans votre séjour L'affliction et la ruine:
C'est là que ma main vous destine
Les caresses de mon amour.
L'homme vous aime et vous révère.
Vous êtes libres en tout lieu.
Vos nids pendent à la chaumière Et partout la voix populaire
Vous nomme les “oiseaux de Dieu.”
Car, lorsque sur la croix sanglante Mourait, trahi par l'amitié,
Jésus, la victime innocente, Seules, à sa plainte expirante, Vous vons émûtes de pitié.
On dit qu'alors, sombre, chagrine, Une légion de vos sœurs
Brisait la couronne d'épine
Qui perçait 1à face divine
Et de l'aile essuyait ses pleurs,
Et que, ranimant sa faiblesse,
Le Sauveur, avant leur départ,
D'une parole de tendresse
Duigna consoler leur tristesse,
Les bénir d'un dernier regard.
Et depuis, Ô troupes charmantes,
Vous ne redoutez plus nos coups.
Aux cieux, vous volez triomphaates,
Et malheur aux mains mulfaisantes
Qui blessent l’une d’entre vous!
Laissez donc vos lointains rivasz?s.
Suspendez ici votre vol,
Roucoulez vos plus gais ramagss,
Disparaissez dans les nuages,
Puis revenez raser le sol.
J'aime tant ce riant dédule
Qu'en votre gracieux essor
4 1 Vous tracez avec la rafale,
Lorsque l'aurore matinale
Dans les airs vous ramène encor!
. Mais en vain ma vue anxieuse
Eine
Vous demande depuis longtemps:
Au ciel pas d'aile voyageuse Ne distrait mon âme réveuse:
Ne tardez plus, je vous attends!
ge A er TR AR.
ES rampes
0 6, ss ot ess -