‹ Epines et fleurs ou Passe-Temps poétiques [microforme]Chapitre 4 sur 47 · L'ARTISTE · texte numérisé non relu

L'ARTISTE

Au REv. P. CHARLEBOIS

st seul au foyer avec son instrument

ii tout à coup chante et s'enflamme, comme par magie au moindre attouchement,

ur lui répondre prend une âme.

1 cœur s'épanche à flots. [1 semble que ses doigts mbrassent le clavier sonore que toutes les clefs, résonnant à la fois,

clatent comme un chant d'aurore!

Belle force de sons il faut au clavecin,

h! que de cordes pour tout rendre qui vibre parfois au fond du cœur humain:

1blime ou simple, grave ou tendre!

men ma

re entr rar eee nn

ST ER nr ne 4

A A + SR mes

L'hymne allège succède au glas de la douleur. Tantôt c'est un cri de souffrance; Tantôt chante l'amour: c'est la vie en sa fleur.

C'est l'arc-en-ciel de l'espérance!

Mais voilà que le ciel pâlit et le buisson Se fane au souffle de l'automne:

J'est l'hiver! C’est la nuit! La mort fait sa moisson

Et de nos roses se couronne.

Puis insensiblement, vague comme l'espoir.

Indécises, mystérieuses, Comme l'aube craintive ou l'étoile du soir,

Reviennent les notes joyeuses!

Elles se joignent deux à deux, groupes rieurs Qui folâtrent et s'éparpillent, Plus gaîment que l'enfant qui sourit sous ses pleurs

Perles qui dans son œil seintillent.

Ah! c'est que dans nos cœurs, comme dans l'univers Quelque secrète joie essuie Les larmes de nos yeux: le tendre azur des airs

N'est que plus pur après la pluie.

ouleur.

a fleur.

it Sa moisson

poir,

oir,

rieurs

us ses pleurs

ns l'univers

es airs

mn D'Esne

Le premier beau soleil qui sourit au printemps Nous ramène les hirondelles; (blancs) Les fleurs qui sommeillaient sous leurs froïds linceuls

Les ont rejetés loin d'elles.

Délicieux moments, ô jeunesse des jours!

O renouvellement magique!

Dans les nids et les cœurs quelles fraîches amours!

Et dans les airs quelle musique!

A cette vision des beaux jours d'autrefois, L'instrument s'émeut et se livre Aux élans du bonheur, prête sa pure voix

Au cœur que ce spectacle enivre.

O le sublime effort, la sainte passion De l’âme qui laisse la terre!

S iprême et dernier mot à la création!

Touchante auro re du mystère!

Poème, où seule chante et rit la voix des sons. Je comprends tes accords étranges:

Rien ne voile l'idée en tes douces chansons:

Ainsi parlent, chantent les anges!

CPS

Une lyre à ma main! Car ce que mon cœur sent La parole ne peut le rendre.

Loin le poids, qui retient, en son vol frémissant, L'esprit quand il veut se répandre!

Que ma pensée, aussi libre que les oiseaux, Ouvre comme eux ses blanches ailes, Et s'exhale en accords, doux comme vos échos,

O chants des lyres éternelles!

sent

ut,

Page 1