‹ Epines et fleurs ou Passe-Temps poétiques [microforme]Chapitre 8 sur 47 · ARE EE · texte numérisé non relu

ARE EE

È Je ne gravirai point le sanglant Golgotha, Montagne auguste en fruits de salut si féconde Où, chargé d’une croix, un Dieu sauveur monta

Pour laver dans son sang tous les crimes du monde!

Et pourtant j'aurais tant aimé voir ces cités Dey Dont l’art a consacré l’immortelle victoire, Que Tous ces palais détruits, mais encor visités Con Par l'ombre du passé, fantôme de la gloire! Ont Je rêvais donc en vain ces rêves glorieux, lien D'aller, ainsi que font de joyeuses abeilles, | Le si Butiner maints trésors sur ces bords radieux, put Charmantes oasis de fleurs et de merveilles. De s Car ] Je sens qu’il faut mourir sans avoir visité Ne 1 Trônes, temples, for”"n1s, qne je voulais connaître, he Mourir enseveli dans mon obscurité, Poll N'ayant vu d'autres cieux queceuxquim'ont vunaître;

Sans autre vision que le doux idéal De mes songes heureux, tel qu'autrefois Moïse AB ur y j Voyant dans le lointain, au rayon matinal, 'ouv

1 Briller les champs fleuris de la terre promise.

fi

Muis, Ô nuages, vous plus fortunés que moi,

En foule déployez vos ailes diaphanes!

O vifs coursiers des airs, puisque c'est votre loi, Suns cesse promenez vos blanches caravanes!

monde!

Depuis que vous errez ainsi sous tous les cieux,

dnulis

Que n'avez-vous pas vu sur nos sombres rivages ?

Combien de nations, d'empires glorieux

ENG en a radar

Ont déjà disparu dans l'océan des âges!

Rien n'a pu résister à la marche du temps:

AÉEE EE e nAE EPRUT

Le sceptre s'est rompu, la tour s’est écroulée: 23 La face de la terre, ainsi qu'au vert printemps,

De siècle en siècle s'est soudain renouvelée!

Car le grand destructeur, sous son souffle puissant, Ne l'épargne pas plus que vos formes mobiles,

juand dans les champs de l'air, l’aquilon rugissant Le)

Jioule, Ô nuages d'er, vos tentures fragiles!

fais, si le monde fume encor sous ses débris, Les siècles écoulés n'ont pas marqué de rides Pur votre front d'azur: vos voiles aux blancs plis

ouvrent comme autrefois, immenses et rapides.

té

Et, sans vous arrêter dans le bleu firmament, Vous fuyez, plus légers que la blanche nacelle Qui danse à l'horizon sur le flot écumant,

Où l'appelle en chantant le vent toujours fidèle;

Ou pleins de majesté, vous portez dans vos flancs, Sous le noir pavillon de l'ombre et du mystère, La foudre qui soudain éclate en traits brûlants.

Et Dieu lui-même quand il descend sur ia terre!

Montez donc et volez de par delà les mers, Couronnez de vapeurs les riantes collines:

Allez revoir encor ces lieux qui me sont chers,

Et quelquefois pleurez sur les grandes ruines...

Le soir, rassemblez-vous tous aux portes du ciel:

Etincelants des feux du couchant, de l’aurore,

Formez d'or et de pourpre un trône à l'Eternel,

A la gloire du Dieu que la nature adore! E

Et, sous ses pieds, soyez comme les flots d'encens Î Qui parfument l'autel, plus purs que le dictame: | Hommage de nos cœurs, ineffables accents,

Doux et chastes parfums des prières de l'âme!.... 11

ont,

celle

fidèle:

s flancs, stère, ants. LE SOURIRE

terre !

Rien n'est plus beau que toi, Sourire,

Lorsque tu voles te poser, Aussi léger que le zéphyre,

Sur des lèvres d'enfant, comme pour les baiser.

a ciel: La bouche fraîche où tu reposes,

rore, À Suave fleur entre les fleurs,

Ed music opesésn ms

ernel, S'épanouit comme les roses

Que l'aurore au matin inonde de ses pleurs.

‘encens Le jour donne moins de lumière ctame: Après de ténébreuses nuits 8, Que ton apparition chère

me!.... | N'apporte de rayons aux regards où tu luis:

L'expression se transfigure, L'auréole de l'déal Semble illuminer la figure,

Telle une flamme fait resplendir le crystal,

Est-ce l'âme qui se révèle, Reflet de la divinité,

Et qui sur notre chair mortelle

Ainsi que sur la cire imprime sa beauté ?

Ta forme pure et diaphane Annonce partout le bonheur; Il semble que la joie émane

De toi, chaste Sourire, ineffable splendeur!

Tu chéris surtout l'innocence, Couronnes les fronts enfantins, Et comme ta seule présence

Pare d'un doux éclat la figure des Saints.

Dans le long exil de la terre, Souvent nos yeux versent des pleurs, Et, plus craintif qu'une chimère,

Tu désertes les traits que voilent les douleurs.

rystal,

té ?

leur!

nts.

ars,

Juleurs.

Mais, là-haut, tout chagrin expire:

Sur nos fronts alors, pur, joyeux,

Fleurira l'éternel Sourire,

Langage du bonheur et lumière des cieux.

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