I. Fin de janvier ou Cûmniencemeot de février
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jeune femme, élevée dans la mollesse , la force de supporter les rudes fatigues de la vie aventureuse qui désormais devait é^re son partage.
Ce dévouement à un homme qui en était indigne
BMr, p. t5f . Le récit de Baer, plaeé ii portée d'observer les événemeDts, m*a semblé préférable à celui du nonce du pape à Vilna, d*après lequel Marine aurait entraîné à sa suite uns grande partie des troupes de Sapiéha. D*ailleurs il est vraisemblable qu*elle eut beaucoup d'influence dans la détermination prise par Sapiéha, quelques mois plus tard, de se remettre au service de Timposteur. Voici la version du nonce.
« Mgr. Simonetta Vescovo di Foligno al cardinal Borghese» Vilna, 4 aprile 1610.
« La principessa figlia del palatino di Sendomiria , essendo stata ( dopo presa la sua fuga ) condotta al Sapieba accampato sotto Demetriow, corne con le passate significa! à V. S. III. quivi fece istanza di voler parla re ai soldati, il che essendole permesso dal detto Sapieba, essa pur travestita del medesirao babito mi li tare, cbe prese per ftiggire, orô con (anta efficacia a quel campo, e con lamenti e con pianti esagerando il suo stalo compassionevole , commosso tanio gli animi di boona parle di que' soldati, cbe tiratili a sua divotione, fece cbe andassero colei ad accompagnarla à Kaluga al suo Demetrio. Dopo il quai successo , essendosi snervato di forze il sudetto Sapieba , fU assalito dallo Scopino, cbe dicono sia accampato con circ^ iO,000 persone, e fu roito e disfatlo con perdit» di molta gentc, et délie bagaglie, onde appena pote egli con alcuni pocbi s:dvarsi. »— > Tourgbenief» Mon. Bist. pat, II, p. 146.
Il me parait évident que le Nonce confond Toitlre des événements. G*esl avant et non après sa retraite sous Dmitrov« que Sapieba fut battu par Skopine.
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peat surprendre de la part de Marine , d'autant plus qu'elle était loin de trouver dans son époux es égards auxquels elle avut droit de s'attendre. C'est en vain qu'elle essayait d'adoucir cette nature sau« vage, incapable de comprendre même ses intérêts. Pour lui, le pouvoir n'était que le droit de satisfaire avec impunité tous ses instincts féroces. Débarrassé de la contrainte des généraux polonais, il faisait pendre ou noyer, sur le moindre soupçon, les gens qui l'avaient servi le plus fidèlement. Il fit arrêter et conduire à Kalouga, le pasteur Baer et une cinquantaine d'Allemands luthériens de sa congrégation , accusés d'avoir entretenu une correspondance avec des émissaires de Sigismond. Il voulait les faire noyer dans rOka sans les entendre. Baer raconte d'une manière touchante leurs angoisses et leurs alternatives d'espérances et de consternation. Prévenu que Marine voulait lui parler en leur faveur, l'imposteur s'était écrié : « Je ne suis pas Démétrius , s'ils ne sont « pas tous noyés aujourd'hui ! Si elle insiste , je la a ferai noyer elle-même t » Nouvelle Esther, Marine affronta la rage de cette bête féroce, et à force de
larmes et de supplications elle obtint la grâce des malheureux qu'il avait condamnés \