Baer, p
s. La Chronique des troubles appelle ces éirangers des Allemand^ ; Zolkiewski, des Français. G'éiail un corps composé d*éroigrés de tous Ibs pays , mais dont le plus grand nombre ▼enait de rAUemagne. Leurs gônéraox La Gardie et de Uorn, étaient Suédois.
370 LES FAUX DÉMÉTRIira
Ghouiski y que les soldats n'aimaient point et quMis n'estimaient gaères. A la bonne harmonie qui avait régné entre les Moscovites et les auxiliaires étrangers, tant qu'ils avaient eu Skopine pour les conduire , avaient succédé maintenant la jalousie et la méfiance. Les Russes craignaient une défection de la part des Allemands et des autres mercenaires qu'ils regardaient comme les compatriotes des Polonais. A leur tour les étrangers se plaignaient d'élre mal payés et mal secondés par leurs alliés. Ils disaient qu'eux seuls soutenaient tout le poids de la guerre , et que le tsar qui leur devait sa couronne, n'avait pour eux ni reconnaissance , ni générosité. C'est dans ces dispositions que cette grande armée quitta Moscou pour se diriger sur Smolensk, traînant après elle un immense Ijagage , et se faisant précéder par un corps de dix mille hommes, chargé d'éclairer la route et de balayer les détachements que le roi de Pologne pourrait envoyer à leur rencontre.
Sigismond en reçut la nouvelle au moment où ses affaires étaient loin de tourner comme il s'y était attendu. En vain il avait essayé contre Smolensk la séduction, l'escalade, la mine et le canon; les assiégés se défendaî'^nt avec la plus grande vigueur et repoussaient fièrement toutes ses sommations. Le roi n'avait
pa attirer à son service qu'un très-petit nombre des Polonais de Rozynski et de Sapiéha , la plupart trouvant que la guerre d'aventuriers qu'ils faisaient leur était bien plus profitable qu'une guerre régulière. L'argent lui manquait^ et les membres de la diète qui d'abord s'étaient montrés les plus ardents pour une expédition en Russie , effrayés des obstacles qu'elle rencontrait maintenant, se disposaient à refuser des subsides pour continuer la guerre. Dans cette situation f le roi y abaissant son orgueil , parut se prêter à un accommodement qui lui permit de se retirer avec honneur. Il autorisa quelques-uns des palatins à écrire aux boyards du conseil à Moscou, et à leur faire des propositions pour la paix. Il chargea même un de ses chambellans de porter le message. Alors^ probablement quelque faible cession de territoire^ peut-être même la promesse de subsides en lndem« nité de ses armements, auraient suffi pour le contenter. Mids , à ce changement de langage y Basile jugeant la position de son ennemi plus fâcheuse qu'elle n'était en réalité , devint arrogant à son tour et refusa de recevoir le chambellan du roi *. Dès lors une bataille devenait inévitable. Devaitron la livrer