Ms. de Zolkiewski, p. 140 t. Id., p. iS
lence, et marchait sur le couvent avec toutes ses troupes. II eût infailliblement enlevé l'imposteur, si un Moscovite y accourant au galop, n^eût révélé à celui-ci le danger qui le menaçait. Suivi de quelques €osaques du Don, Démétrius, Marine et Pataman Zarucki s'éloignèrent à toute bride, el ne s'arrêtèrent plus qu'à Tabri des murs de Kalouga *.
Retiré dans son fort^ l'imposteur put goûter encore le plaisir de la vengeance* — « Si je reprends ma couronne , disait-il , je ne laisserai pas un étranger vivant dans mes États, non pas même un enfant dans le ventre de sa mère '. o Ses actions répondaient à ces paroles emportées. Ses partis sortaient la nuit de Kalouga pour aller en maraude et ramener des prisonniers. Les serfs ou les marchands , on les déchirait à coups de fouet; on noyait dans TOka les gentilshommes polonais ou msses '. C'est ainsi qu'il faisait la guerre, et cette guerre, il le sentait luimême , ne pouvait durer longtemps. Il avait perdu Fespoir de régner à Moscou, mais il se flattait d'obtenir encore une part, et une part considérable dans le démembrement de l'empire qui semblait se pré-
1* Ms. de ZolkiewRki