‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 15 sur 150 · Karamzine, XI, p · texte numérisé non relu

Karamzine, XI, p

rogues, prenant part à leurs expéditions militaires et se faisant remarquer par son courage et son adresse dans tous les exeroices guerriers. On nommait Tataroan sou^ les ordres duquel il s'était enrôlé * • D'autres prétendaient avoir vu le même personnage et dans le même temps, à Hussscza, petite ville de Volhynie^ où il étudiait le latin '• Les récits étaient contradictoires, mais on s*accordait sur un point , c'est que Démétrius était vivant , et qu'il allait demander compte à l'usurpateur de tous ses forfaits.

Vers le milieu de l'année 1603, à Brahin en Lithuanie, un jeune homme attaché depuis quelque temps au service du prince Adam Wiszniowiecki, en qualité d'écuyer ou de valet de chambre, lui déclara qu'il était le tsarévitch Démétrius. Il raconta qu'un médecin % nommé Simon, valaque ou allemand^ ayant pénétré les desseins sinistres de Boris, ou plu-

1. Cet aiamàn est Bommé Glieras Evanghel, dans une lettre da patriarche Job. Karamzine, XI, p. 164.

S. Nîemcewicz , d'après une relation manuscrite d'un gentilhomme de Samogilie nommé Towianski. — Voy. Vie de Sigismond 111^ VI, p. 238.

3; Grevenbrouch , Trag<Bdia Hosehovitiea^ p. 9-il, fait de cet homme le gou^ernear du prince ou son matire d'h6tel, ouUb magister. Il rapporte que Démétrius avait servi eoi qualité de cuisinier chez un Polonais nommé G disk! .

tôt ayant reçu de sa part des ofires considérables pour attenter à la vie de l'héritier présomptif, avait feint d'y consentir afin de mieux déjouer les projets du tyran, La nuit fixée pour l'assassinat, ce serviteur fidèle avait placé dans le lit du tsarévitch Tenfant d'un serf, de même âge à peu près, lequel avait été égorgé. Convaincu que Fêdor était irrévocablement fasciné par Boris, et qu'il serait impossible d'en obtenir justice, le médecin s'était enfui d'Ouglitch avec le jeune Démétrius ; puis il Tavait confié à un gentilhomme dévoué qui, pour le dérober plus facilement à la haine de Boris, l'avait fait entrer dans un couvent. Le médecin était mort, ainsi que le gentilhomme qui avait recueilli le prince. A défaut de ces deux témoins, l'inconnu produisait un sceau russe, portant les armes et le nom du tsarévitch, et une croix d'or ornée de pierres précieuses d'une valeur considérable. C'était, disait-il, le présent que, selon l'usage russe, il avait reçu de son parrain, le prince Ivan Mstislavski , le jour de son baptême * .

i. Gos, Gramoty, Lettre de Déniélrius aux voiévodes de Sibérie, n, p. aoi.-^d., interrogatoire deMniczek,II, p. 29i.— Peyerle» p. 8 —Baer. p. 35.— Karamzine, XI, p. 169 ^Selon une relaUon manuscrite citée par Niemcewicz (Vie oe sigismonû^ VI, p. S38} et attribuée à un genlilhomme de Sanogitie nommé

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Le jeune homme qui se prétendait fils divan ^ pa* raissait â^é de vingt k vingt-deux ans. Si Démétrius

Towlanski» c Démétrius prévens par le médecin et caché par ses soins derrière an poêle, avait vu les assassins poignarder l*eselave qu^on avait fiiit coucher dans son Ht. Eolevé d'Ouglitch» Démétrius fut d'abord conduit en Ukraine, chez le prince Ivan Mstislavski. Ses protecteurs éunt morts, le tsarévitch, suivant leurs derniers conseils, se décida à se rendre en Liihuanie, mais auparavant, en compagnie de quelques moines vagabonds, il s'en vint à Moscou, d*où il partit pour aller à Yologda. C'est de cette ville qu*il venait lorsqu*il entra au service de Wisniowiecki. » Tous ces détails sont assez intéressants, car ils sont donnés par un contemporain qmi peut-être les avait appris de la l&oucbe même de Tbomme qui se faisait passer pour Démétrius. Ils ne diffèrent pas cssenliellement de la version de Peyerle, qui la tenait des aflBdés du prétendu tsarévitch. Au reste, la fable est grossière; et j*ai quelque peine à croire que Timposteur soit entré dans des détails qui pouvaient être compromettants. En effet, comment le prince Ivan Mstislavski , parrain de Démétrius, se trouvait-il en Ukraine, province polonaise, en 1603 ? Comment le tsarévitch , pour aller d'Ukraine en Lilhuanie, passait-il par Moscou et Yologda? — Il faut remarquer que le faux Démétrius n'avait pas connaissance de l'enquête d'Ouglitch , dont il aurait pu tirer quelque parti. Il semblè'd'ailleurs qu'elle ait été tenue fort secrète à cette époque, car ni Baer ni Petrelus n*en ont eu connaissance. Ce dernier ( qui «roit que Pimposteur était un moine défroqué) raconte que l'assassinat du tsarévitch avait eu lieu la nuit* a In einer Nacht legten Sie Feuer in der Stadt an , etc. » Musk, cArontca, II, p. 267. Celait aussi la version offidelle des partisans du faux Démétrius, la nuit seule rendant possible la substitution d'enfant. Or« il est démontré par de nombreux témoignages et par

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eût véca 3 aurait eii TÛ^fc^Ienx ans en 1003^. H était petit de taille , mais large d'épaules , et tout en Im annonçait la vigueur et ragilité. Ses cheveux étaient d'un Uond ardent et tirant sur le roux*, ses yeux d'un bleu pftie, et cependant il avait le teint trèsbasané, comme beaucoup d'bommea originaiiea des pays froids. Chi savait que Marie Fêdorovna, la mère de Démétrius, était fort brune> et qu'Ivan le Terrible était d'uiie stature au-dessous de la moyenne. Ceux qui se rappelaient le tsar Ivan trouvaient dans le visage de Tinconnu une ressemblance de famille; eep^tuiant le tsar était beau, et les traits de son fils prétendu ne prévenaient guère en sa faveur. Le visage large, les pommettes saillantes^ le nez grosy

une foule de circonstances accessoires que Démétrius mourut, ou fut assassiné en plein jour. Ainsi, c^était à i^heure du dtner; ta tsarine revenait de la messe; Micliel I^ago! sortait dé table; l'enfant jouait dans Tenclos du palais, etc.

1. Pour tous ces détails j'adopte le témoignage des eontem-* porains ; et parmi ces derniers je préfère ceux qui Tout connu, personnellement. Petreïus, qui ne Tavait probablement .iamais vu, dit seul qu'il paraissait âgé de plus de trente ans. — Der ander allzeit ober 30 Jahr ait ist. ( Muss, chronika^ p. 3T0. > La couleur de son teint a été contestée, mais je regarde comme décisif le témoignage de Margeret, capitaine de ses gardes^ qui.le dit, p. lil, « brun de camplexion, »

a.CiUi,i^l4.

-L£S FAUX DÉJtXTAIOS; •!

les lèvres épaisses, peu ou poîat de barbe, e*est aiiiai que le r^préseDleiit pfaisieiirseoiileBiporaiDS qui Pont souvent approché, <tescrîptioa qiû se rapporte asseï bien au p<»rtrait que Vaa conserve dans l'Académie de Pétersbourg^ et à une ^[eavure publiée en Pologne en 1006*. On y retrouve ooimne reacagératioii du type slave, allié à une expression de fiermeté et d*énei^e remarquable. L'inconnu mootrait enocwe deux verrues qu'il avait, l'une au front, l'autre sous l'ceil droit. U avait un bras un peu plus Icmg que l'autre. Tous ces signes, apparemment, étaient bien connus pour avoir été remarqués sur ren&nt mort à Otigliteh^

{iCs auteurs contemporains racontent fort diversement la comédie dont ie prince Adam WtszniowiedLÎ

1. Il existe un exemplaire de celte gravure fort rare» dans Il tiUiothèqne poloodise à Paris. Ten dois la oommanicatioti i r«l)1igeanee de M. Sînkîewici , le savant conservatenr d« calte oolIedioB.

t. iGo». €ramotyy interrogatoire de Mniszek, XI, p "Mi. — tfargeret, p. lit. le ne sais s*il existait un portrait da véritable Pémétrius; mais ce que i^on connaît des peintures russes de cette époque, ne permet pas de supposer qu'on pût tirer dHin portrait des conclusions ceTttines; d'aiiïeurs , comment constater la ressemblance d'un jemne homme de vingt-deux ans avec an entiint de dix? — Dans le procès-verbal de l'enquête tenue k Ouglitcb, on ne trouve pas le moindre renseignement sur les

fut la première dupe. Selon les uns, Tétranger, que j'appellerai dorénavant Démétrius, faute de pouvoir lui donner un autre nom, feignit de tomber gravement malade, demanda un confesseur, et lui révéla qu'au chevet de son lit était un rouleau de papiers qui feraient connaître sa naissance. 11 ajouta qu'on eût à l'enterrer avec les honneurs dus à un fils de roi. Le confesseur, qui était un jésuite, au dire de quelques historiens russes, suivant d'autres un prêtre de réglise grecque, s'empresssa de porter ee secret au prince Wiszniowiecki. Telle est la version accréditée par Karamzine, et empruntée à des annalistes déjà éloignés de l'événement ^ Le récit suivant, transmis par un contemporain et par un homme qu! a connu personnellement Démétrius et les Polonais ses alliés, sans mériter peut-être beaucoup plus de confiance ,

signes caractéristiques du tsarévitch ; mais puisque le foui Démétrius en faisait parade , il me semble évident qu^ils devaient être bien connus, et je ne serais pas éloigné de croire qu'ils l'étaient par quelque portrait exposé en public. Quant âi Tusage de faire les portraits des personnages célèbres il est attesté par plusieurs exemples. On conserve encore te portrait du prince Michel Skopine Chouiski, mort en 1610. M. Moltchanof en a publié une lithographie dans le JUi. de Zolkiêwski. 1. Karamzine XI, p. 168, d'après Nikon , p. 58. — Devine qui pourra quels étaient ces papiers dont il n'est plus quesUon dans la suite.

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se recommande par les couleurs d'une tradition populaire qu^i! est impossible de négliger.

a Un jour, à Brahin, le prince Adam Wiszniowiecki étant au bain , un jeune valet de chambre y depuis quelque temps à son service, oublia de lui apporter quelque chose qu'on lui demandait. Irrité de ce manque d'attention y le prince lui donna un soufflet et l'appela fils de... Le jeune homme tout ému s'écria, les larmes aux yeux : a Ah ! prince Adam, si tu savais qui te sert, tu ne me traiterais pas de la sorte. Mais quoi ! il me faut tout endurer, puisque moi-même j'ai pris le rôle de serviteur. ~ Et qui donc es-tu? demanda Wisznioswecki, et d'où viens-tu? ~ Je suis le tsarévitch Démétrius, fils d'Ivan Yassilievitch. d Puis il récita l'histoire de son évasion miraculeuse, et montra sa croix de baptême enrichie de diamants. Le prince, confondu, crut tout ce que lui disait ce jeune homme modeste et de bonne mine. Il commença par lui demander pardon du soufflet et de l'épithète injurieuse qu'il lui avait adressée, puis il le pria de demeurer dans la salle de bain et de Fy attendre. Aussitôt il court trouver sa femme et lui ordonne de préparer un repas magnifique, car le soir même il aura pour hôte le tsar de Moscovie. Pendant que la princesse s'étonne de ce voyage si soudain du tsar de

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Russie, son mari commande de harnacher six de ses plus beaux chevaux de seUe^ fris-pommelés. H veat que chacun soît conduit par on pakfmmer habillé aussi magnifiquement que possible. On attelle encore un carrosse de voyage où Ton entasse des coussins et des tapis précieux ^ Enfin , lui-même rentre dans ia salle de bain , suivi de douze serviteurs portant <fes cafetans de brocard, des pelisses de zibeline, des armes incrustées d'or« H aide respectueusement son ex-valet de chambre à revêtir Thabit le plus riche, et Im (^he en présent chevaux, carrosse et le reste. a Que Votre Majesté, ditril, daigne accepter cet(6 bagatelle ; tout ce que je possède est à son service *. » — Ou trouve dans ce récit les f<nnnes ordinaires de la légende slave. Elle n'oublie rien, ni la robe des chevaux, ni la couleur des étoffes, ni le prix des fourrures. Elle répète à la manière homérique le dialogue de ses héros. Mais pourquoi, sous ces détails embellis par une imagination orientale, n'y aurait-il pas une tradition vraiment historique?

1. Alors il Q Y avait pas de sièges dans les voitures- On s'asseyait sur des coussins et Ton se couvrait les jambes de riches tapis de Perse. Telles sont eocore les arrabah$ dans tesgaels les dames turques vont à la promenade aux eaviroas de Cou- Btaniinople. — 8. Baer, p. 32. -^ Petréïus, p. 287. — Gilli ne donne pas de détails sur l'arrivée de Démêtrius en Lithuanle.

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De qnelqae manière que Démétrius s'y soit pris pour rév^er jbou secret, le choix de saa premier con- 6à&ii aimoficait de la pénétratioa et du jugement. Le prince Wismiowiecki , issu des Jageilons, était riche, Inen i^parenté, allié à toutes les grandes familles de Lithuanie et de Pologne, d'ailleurs généreux, plein de fierté et de vanité, en un mot un vrai chevalier du moyen ftge, un peu déplacé déjà au commencement du xvn'' siècle. Il ne fallut pas beaucoup d'efforts pour lui persuader que son hôte était bien le fils divan le Terrible. La croix de diamants, qui éta^it d'une valeur considérable , lui parut une preuve sans réplique : pareil bijou ne pouvait Qppsttenir qu'à un tsarévitch. Il s'empressa de mettre son cofibe^-fort à la disposition du jeune étranger, et, tout fier de se voir le protecteur d'un prince malheureux, il le mena chez son bès^, le prince Constantin, à Jalojicz« Là, nouveau coup de théâtre: un Russe fugitif, nommé Pêtrovski, domestique du chanceUer de Lithuanie, se trouva à point nommé pour déclarer qu'autrefois il avait été an sei^vice du tsarévitch Démétrius, et qu'il le reconnaissait parfaitement aux signes qui viennent d'être mentionnés*.

1. Cros. Oramùty, inteirogatoire de Mfriszek, If, p. 99i. Je ne sais où se trouve cette ville on oe cbUeati de Jalojicz ; ce

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Tous les doutes cessèrent. Les nobles Polonais accouraient chez le prince Constantin Wiszniowiecki, pour se faire présenter au tsar légitime de toutes les Russies. C'est à qui lui ferait ses ofires de service^ à qui lui donnerait la fête la plus splendide. Déjà les plus ardents parlaient de monter à cheval et d'entrer en Russie , car les trêves commençaient à ennuyer cette noblesse belliqueuse. D'autres, plus prudents, conseillaient à Tillustre e%i\é de se rendre à Cracovie pour demander à Sigismond de l'argent nt des troupes. D'ailleurs, Démétrius ne laissait rien échapper qui démentit son illustre origine. Courtois, aifable, mais tenant son rang, il semblait à son aise sous ses habits de brocard, au milieu des nobles palatins; ils acceptait leurs services de l'air dont on accorde une faveur, et avec l'assurance de les reconnaître un jour. Il parlait le polonais aussi bien, peutêtre plus facilement que le russe; il savait quelques mots de latin, écrivait vite et d'une manière hardie, c'en était assez alors pour prouver qu'il avait reçu une éducation libérale *. D'ailleurs l'histoire de Rua-

ne peut être Jaxlowiez en Gallide. Je suppose que c'est quelque cb&teau en Litbuanie.

1. Gfr. Baer, Biargeret, CiUi, patiim. Quant à la connaislanœ de la langue polonaise, on voit par la colleclion de ses

àe lui était parfaitement connue; on voyait quii possédait à fond les généalogies de toutes les grandes familles, que leurs intérêts, leurs rivalités, leurs fortunes diverses, avaient été pour lui l'objet d'une étude toute particulière. En un mot, il avait appris son rôle de prétendant et le jouait au mieux. Adroit à séduire ses hôtes^ il laissait deviner plutôt qu'il n'avouait une certaine partialité pour la civilisation polonaise, et faisait bon marché des institutions de la Russie et même des superstitions de l'église grecque. Enfin, et ce n'était pas un mince mérite auprès d'une noblesse guerrière, il montait admirablement à cheval , était un chasseur infatigable et excellait dans tous les exercices qui exigent de l'adresse ou de la Tigueur * .

leùres que la plus grande partie de sa correspondance avait lien en polonais. Biargeret , p. 163 , dit : « quMl parlait aussi bon rosse que fiiire se |M)UToit, sinon que pour orner le langage, il y mesloit parfois quelque phrase polonaise h ne

parloit nullement le latin. » (Je ne sais si Margeret était bon juge.) — De son côté, Neri Giraldi, écrivait : « Parla benipêimo polaeeOj e latino, e moscovito mo natwale, » Neri, selon toute apparence , tenait ces renseignements des jésuites polonais qui avaient approché Démétrios. Voir la lettre cre Neri Giraldi au grand-duc de Toscane, EiotM eriiicOf p. 56. 1. Demetriut ohetê sieh in aUerley Rittenpiel, mit feehtent ringen, steehenf hrechenund turnieren, Petrelus, p. 886. ^

70 LK8 FAUX DBMÉTBIUS.

Boris De fut pas longtemps sans apprendre l'apiAh rition d'an prétendimt sur Ut fiontièie et Taccueil qu'il recevait «n Pologne. Vabord il crat quMl ne s'agissait que de quelque intrigant de Ims étage, qui cherchait à feire des dupes pour obtenir de l'argent Bientôt, mieux renseigné, il fut c(Hitrainlde recon;nattre que cet imposteur, quel qu'il fûtt, n'était pas un ennemi à dédaigna, et qu'il ; avait en cet homme l'étoffe d'un chef de parti. Pendant que les palatins donnment des fêtes à Démétrins, on moine russe parcourait les villages des Cosaques du Don et des Zaporogues, les excitant à s'armer au nom du tsarévitch dont il lenr annonçait l'arrivée prochaine ' . On ne connaît pas exactement les motifs de haine qui animaient ces peuplades guerrières contre Boris, mais son despotisme, la sévérité de sa police, sa rigueur toutes les fois que son autorité était méconnue, enfin ses persécutions contre les distillateurs d'eaude-\ie, étaient des motifs irien suffisants pour exciter des hommes indisciplinés et passionnés pour leiu*

Merum et antiquitatiê nùtitia major quam homini barharo eonveniret ; sermo promptiu et expeditus, et ad conciliant dam fidem aeeomodata oratto. Stanislas Lubienski^ U\\u Ploceusîs op. posthuma , p. 29.

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