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LES FAUX DÉm6tBIU8. 8f
Teût infailliblement perdu dans Tesprit des Russes. Sa conversion fut prompte, et il est douteux qu'elle fût sincère; toutefois, il promit que, rétabli sur le trône de ses pères, il ferait ses efforts pour extirper le schisme en Russie. Sur cette assurance, transmise aussitôt par les jésuites, le nonce répondit gracieusement aux ouvertures de Démétrius , et se mit en devoir d'appuyer ses prétentions auprès du roi et de la diète qui allait s'assembler ■•
Parmi les nobles polonais, un certain nombre n'avait accueilli qu'avec beaucoup de froideur les récits un peu vagues de Démétrius sur sou évasion d'Oùglitch, ainsi que les preuves, toutes assez contestablés, de son identité avec le fils d'Ivan le Terrible. A la tête des incrédules était le chancelier Zamoïski, dont le crédit était considérable. Les politiques de la cour de Sigismond, sans se prononcer sur les droits de Thomme qui se donnait pour le tsarévitch, représentaient qu'il serait imprudent de se brouiller avec la Russie pour donner une couronne au fils d'un prince qui n'avait fait que du mal à la Pologne ; qu'à plus forte raison il n*y avait pas d'ap-* parence de rompre avec Qoris pour un inconnu qui pouvait après tout n'être qu'un imposteur. Sans pré«