‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 39 sur 150 · Baer, p · texte numérisé non relu

Baer, p

VOUS, disait-il y je suis prêt à partager ma dernière chemise*, o Ces éloges et cette libéralité blessaient les Russes, toujours jaloux des Allemands.

Basmanofy appelé à Moscou pour recevoir la récompense de sa vaillante défense de Novgorod, semblait être devenu le favori du tsar. En lui seul Boris mettait sa confiance. Il annonçait l'intention de l'envoyer à Tarmée qui assiégeai* Kromy, avec une autorité égale à celle du prince Mstislavski, le premier boyard du conseil , et peut-être le plus grand seigneur de l'empire. Diviser le commandement, en toutes circonstances est une faute, en ce moment c'était un danger immense, car les boyards ne voyaient dans l'intrépide gouverneur de Novgorod qu'un parvenu dont la faveur naissante leur portait ombrage. Tandis qu'il prodiguait à Basmanof les récompenses les plus flatteuses, Boris adressait des réprimandes, peut-être injustes, au prince Mstislavski encore souffrant de ses blessures, et le rendait res* ponsabledu mauvais succès de ses armes devant une forteresse de bois défendue par une poignée de dés« espérés. A la fin , soit qu'il craignit d'offenser les boyards en leur donnant Basmanof pour chef, soit

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