‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 38 sur 150 · Baer^ p · texte numérisé non relu

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les' FAUX OÉMÉTRIUS* 127

Boris, gens qui, faisant de la guerre un mélier, étaient toujours prêts à changer de parti sur l'espoir d'une solde plus avantageuse et d'un plus riche butin*.

Ces menées n'échappaient point à la pénétration de Boris. Dès les premiers progrès de Démétrius, il avait dit à ses boyards, en les regardant dans le blanc des yeuxj selon l'expression d'un vieux chroniqueur: e Voilà votre ouvrage ! vous voulez me détrôner. ^ » Maintenant il sentait que tout lui manquait à la fois. Sa fortune l'abandonnait, et ses forces physiques ne répondaient plus à l'énergie de son âme. Malade, découragé, trahi par ses propres créatures, il ne voyait plus autour de lui que des regards perfides, étudiant sa contenance et chacun de ses gestes pour y chercher les indices de sa fin prochaine. Ses plus intime»^ conseillers lui étaient devenus suspects, et sans cesse il croyait les voir occupés à calculer si la trahison leur serait plus profitable que la fidélité. Tout tournait contre lui : ii avait félicité les soldats étrangers de leur belle conduite à Dobrynitchi, leur avait donné de l'argent et des habits, et leur promettait pour l'avenir des pensions et des terres. « Avec

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