‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 72 sur 150 · Baer,p. ea · texte numérisé non relu

Baer,p. ea

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des du corps substituèrent , par méchante plaisanterie ou par inadvertance , des cailloux qui- rendirent le combat encore plus inégal*. Enfin Démétrius^ escaladant le premier le rempart, entra dans le fort où il trouva plus d'un blessé, et inaint boyard portant sur son visage les marques sanglantes des pierres lancées par les Allemands, a Amis, s'écria Démétrius à ses courtisans, s*il plaît à Dieu, l'été prochain, nous prendrons de même Azof, et sans plus de peine. » On apporta des rafraîchissements, on but aux conquêtes futures du tsar; puis il voulut recommencer la petite guerre. Alors un jeune boyard, s'approchant de lui : <x II est temps , lui dit-il tout bas , de finir un jeu qui ne nous amuse guère. Songes-y : parmi ces princes et ces boyards , il y en a plus d'un qui te veut du mal ; chacun d'eux porte à sa ceinture un grand couteau bien pointu, et tes Allemands n'ont que des pelotes de neige, o Démétrius devint pensif; il fit sonner la retraite, et ramena sa troupe à Moscou. Déjà le peuple commençait à murmurer, et le bruit s'était répandu dans la ville que le tsar voulait faire massacrer les principaux de

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LES PAVX DâMÉTaïUS. ttl

Ta noblesse russe par ses Polonais et ses Allemands *• Au reste, la forfanterie de Démétrius^ annonçant la prise d' Azof pour la campagne prochaine y avait jeté la terreur parmi les Tartarcs. Le khan de Crimée quitta sa capitale et se jeta dans les steppes, dé^s^ * pérant déjà de résister aux armes moscovites^.

Parmi les familiers du tsar, la plupart encourageaient sa conduite imprudente, habitués à tout admirer dans le maître ; mais quelques-uns aussi , faisant parade de leur attachement aux vieux usages russes, se donnaient dans le public le renom d'austères conseillers, et, rassurés par la douceur accoutumée de Démétrius, obtenaient de la sorte une popularité facile. Ainsi qu'on peut le penser, les flatteurs obtenaient toute confiance, et les représentations des partisans des anciennes coutumes ne faisaient qu'irriter les malices d'écolier d'un souverain de vingttrois ans. C'était pour lui un plaisir de scandaliser ses rigides censeurs et de rire de leurs scrupules réels ou simulés* Ce jeu avait ses dangers, car tous ces usages qu'il aimait à braver s'appuyaient sur la religion nationale, et les plaisanteries semblaient autant de sacrilèges. On raconte que le prince Basile

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