‹ Épisode de l'histoire de Russie; Les faux DémétriusChapitre 90 sur 150 · id.f ibidy p. 51. — Peyerle, p · texte numérisé non relu

id.f ibidy p. 51. — Peyerle, p

3. Baer, p. 82, note 7S. — Je me garderai bien de traduireson latin, car il n*a pas osé lui-même traduire en aUemand» ni M. Oustrialof en russe, les menaces des Moscovites. « Volumus nos omnes , unus post alium , stuprum inferre , unus in p — alter in v — Audivimus polonicas meretrices vestras plurium concubitus benu sustinere pusse, nec ipsis unus vir («te) sufllcere.» Et postea nudabant sua equina pudenda (proh! Sodomia ! ), coram toto gynaeceo, dicentes: « Videte, meretri* ces, Yidete nos multo fortiores sumus Polonis veslris. Probate nos.» — Petreîus a copié le passage tout entier, mais en corrigeant les solécismes de Baer et en tournant ces abomina* lions en latin élégant. Voir Petrelus, p. SU.

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œar se serraient autour de la grande maîtresse du palais, qui seule conservant sa présence d'esprit, avait caché Marine sous ses amples vertugadins. « Qu'on nous livre le tsar et la tsarine ! leur crient les révoltés. — Ce n'est pas nous qui gardons le tsar, leur répond la grande maîtresse. Quant à la tsarine, depuis une heure elle est chez son père le Palatin de Sendomir ^ » L'âge de la grande maîtresse la pré-> serva des outrages de ces forcenés; on se contenta de l'accabler d'injures. Les demoiselles d'honneur polonaises furent moins heureuses. S'il faut en croire Baer, les vainqueurs se les partagèrent comme un butin légitime , et chaque boyard emmena celle qui lui plut dans sa maison ^. Quelques chefs arrivèrent

1. Biier, p. S3. H faut se représenter les énormes paniers que portaient alors les femmes pour comprendre que Marine ait pu se cacher quelque temps sous la robe de sa grande muttresse. Les dames polonaises suivaient les modes de Paris, et Ton peut voir dans les tableaux du temps quelle était Tarnpleur des vertugadins de la cour.

2. Baer ajoute : «où, dans Tannée, elle devint mère. » p. 82; ^ L*auteur du journal de Marine rapporte au contraire que les boyards sauvèrent les dames polonaises de la brutalité de la canaille. Journal de Marine , p. 52. — Chaque Moscovite, dit Maskiewicz, à son tour s'en amusa {poehoutil ). C'était pitié d^entendre les lamentations des parents de ces demoiselles. Plaise à Dieu que les Russes tàtent à leur tour de pareille fôte! — MaskiewiC7, p 7-

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enfin, qui firent cesser les violences. Marine fut alors découverte y mais protégée, et l'on se contenta de saisir ses bijoux et de mettre les scellés sur les coffres qui n'avaient pas été pillés dans le premier moment de tumulte. Elle demandait avec instance qu'on la menât chez son père , mais elle était un otage trop précieux pour que les chefs des rebelles consentissent à s'en dessaisir. lis renfermèrent, sous bonne garde , dans une des chambres de son palais.

Quant à Démétrius , voyant la première porte du palais forcée , et convaincu que toute résistance était inutile , il jeta son épée , traversa en courant la chambre de la tsarine, et gagna l'appartement le plus éloigné de l'endroit qu'assaillaient les rebelles. n était , dit-on , blessé à la jambe d'un coup de sabre. Cependant, il ouvrit une fenêtre qui donnait sur remplacement où s'élevait autrefois le palais de Boris, qu'il avait fait démolir^ la fenêtre était haute de plus de trente pieds, mais il n*y avait personne aux environs , et il sauta. Sa chute fut si malheureuse qu'il se cassa une jambe, et la douleur si vive •qu'il s'év^ûouit. Un moment après il reprit connaissance et ses gémissements attirèrent auprès de lui , d'un corps de garde voisin , quelques strelitz qui le reconnurent. Touchés de compassion, ces soldats

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le relèvent, lui font boire de l'eau, et l'asseyent sur une pierre reste des fondations du palais de Boris. Le tsar un peu ranimé, put parler aux strelitz, qui iurèrent de 'e défendre. En effet , aux premiers cris des rebelles qui viennent réclamer leur proie , ils répondent à coups d'arquebuse et abattent quelquesuns des plus acharnés. Mais bientôt la foule grossit, attirée par le tumulte et les cris qui annoncent que le tsar est enfin découvert. On entoure les strelitz , on les menace , on les somme de livrer l'imposteur, ou bien on va dans leur faubourg massacrer leurs femmes et leurs enfants demeurés sans défense*. Alors, les strelitz efirayés mettent bas les armes et abandonnent le blessé. Avec d'horribles acclamations de triomphe , la multitude se jette sur lui et le traîne , en le chargeant de coups , jusque dans une chambre du palais déjà mise au pillage ^. Démétrius, au pouvoir de ses bourreaux, passant devant ses gardes du corps prisonniers , étendit une main vers eux en signe d'adieu peut-être , mais sans proférer une parole. Un de ses gentilshommes, nommé

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