Peyerle, p. 61. — Journal des ambassadeurs, p
9. Baer, p. 83, qui ne manque jamais de citer ses auteurs classiques, ajoute que Démétrius pouvait bien dire comme le 4»iplif de Plaute : c Tratné et battu à la fois, c*est trop de
moitié.»
S78 LES FAUX DÉMÉTBIUS.
Fûrstenberg, Livonien, transp<»lé de furenr, essaie, quoique sans armes , de le défendre. Les rebelles percent ce brave homme à coups redoublés , tandis qu'il ne pense qu'à couvrir son maître * . Si Démétrius ne fut pas massacré à ï*instant , c'est que la haine ingénieuse des assassins voulait prcdonger ses souf^ frances. On lui arrache ses habits , et on le couvre du cafetan d'un pâtissier. — Voyez le tsar de toutes les Russies ! s'écriaient les rebelles. Il a revêtu les habits qui lui conviennent. — Chien de bâtard, dit un gentilhonmie russe, dis-nous qui tu es et d'où tu nous es venu) Démétrius rassemblant ce qui lui restait de forces pour élever la voii : a Chacun de vous, dit-il, sait que je suis votre tsar, fils légitime d'Iva» Vassilievitch. Interrogez ma mère > ou si vous voulez ma mort, donnez-moi au moins le tempç de me reconnaître. » Alors, un marchand nommé Yalouief, fendant la presse s'écria : a Pourquoi tant causer avec ce chien d'hérétique? Voilà comme je confesse ce flûteur polonais ! » Et il lui tira à bout portant un coup d'arquebuse dans la poitrine, qui mit fin à son agonie.
Tout le palais était encombré, et la foule qui