Arch. nat., O
Après la réorganisation du mois de juillet, il s'élève à 1 17 personnes, y compris les secrétaires, bibliothécaire, accordeur, garçons d'orchestre, etc. Cette augmentation s'explique par ledésir de donner satisfaction à des protecteurs influents. La composition est la suivante : il y a 8 artistes récitants S 8 ténors, 6 hautes-contre, 8 basses, 6 dessus, non compris les pages de la chapelle, 8 premiers et 8 seconds violons, 6 altos, 6 violoncelles, 4 contrebasses, 2 flûtes, 3 hautbois dont un prend le cor anglais, 3 clarinettes, 3 bassons, 4 cors, 2 harpistes. La dépense totale est de 174.500 francs par an. Afin de rétribuer un personnel plus nombreux sans trop charger le budget, les appointements des solistes et chefs d'emploi ont été réduits. Alors que les premiers chanteurs avaient sous l'Empire, 3,000 francs, les premiers récitants n'en ont plus que 2.000. R. Kreutzer, au lieu de 4.000 francs, en touche seulement 2.600. Tels sont aussi les appointements de Plantade, au lieu que Persuis, en 18 15, avait 2.800 francs et 5. 000 francs sous Napoléon. Nadermann aîné est ramené de 2.5oo francs
I. Ce sont : Mmes Albert, Armand, Regnault, Leclerc, Rosier, MM. Martin, Crivelii, Chenard (Arch. nat., O» -zgo).
à 2.00O. Aucun chef de pupitre n'a davantage, et les autres instrumentistes sont appointés à i.ooo, 1.200, i.5oo francs. Il a fallu aussi trouver dans ce budget la rémunération du personnel affecté à la surveillance et à l'instruction des pages * ; leur gouverneur Jadin reçoit 2.000 francs ; leurs professeurs 800 francs ; eux-mêmes ont i.ooo francs de pension chacun.
La substitution des pages aux soprani féminin n'allait pas sans inconvénients. D'abord, leur turbulence mettait à l'épreuve la patience de leur gouverneur. Ces enfants ayant commis des dégâts dans le château, Jadin avait prétendu faire payer à leurs parents les clefs perdues et les boutons de portes cassés. D'où révolte de la part de cinq d'entre eux. Après le dîner, ils emportent leurs couverts et annoncent qu'ils les garderont euxmêmes. Appelé par un des garçons de service, Jadin est accueilli par des menaces. Deux des
I. Ils recevaient une instruction élémentaire dont le catéchisme était la base. On voit, par un rapport de Jadin du mois d'avril 18 16, que le samedi, les pages avaient leçon d'écriture jusqu'à 8 heures et demie, catéchisme jusqu'à 9 heures, déjeuner jusqu'à 9 heures et demie, récréation jusqu'à 10 heures. Ils se rendaient alors à la chapelle où la répétition les tenait parfois jusqu'à 2 heures (Arch. nat., O^ 291).
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pages, Briès et Boise, lui ont même « manqué d'une manière outrageante ». Quand il les a menacés de ne point sortir le dimanche, le second lui a mis le poing sous le nez. Il adresse à l'intendant des Menus-Plaisirs un rapport * dans lequel il demande le renvoi de ces deux mauvais sujets. On lit sur l'autographe cette mention : Approuvé, duc de la Châtre.
De plus, sujets à la mue, les pages faisaient souvent défaut à la partie des dessus - qui était la partie faible du chœur, dont le meilleur élément était constitué par les basses, des chantres d'église probablement^.
Aussi les directeurs de la chapelle, titulaires et adjoints, c'est-à-dire Le Sueur, Cherubini, Martini