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Louise-Zulmé Leroux, née à Paris le 20 mars

en 182 1. C'était une élève et probablement une protégée de Plantade.

La première basse, Levasseur, de l'Opéra, touchait i.5oo francs pour chanter à la cour. Il était plus exact. Quant aux autres chanteurs, ils faisaient partie soit, comme Levasseur, de la troupe de l'Opéra, soit de la musique de la chapelle. C'était le cas de Dupont, second ténor; de Consul, deuxième basse ; de Rigault, concordant, c'est-àdire baryton ; de Mmes DuretS Albert, remplacée en novembre 18 17 par Mlle Allart; de Mmes Gide, Lecler, Lafont, Martainville.

D'autres chanteurs célèbres au théâtre firent partie de la musique de la chambre, par exemple Ponchard^, de l'Opéra-Comique, engagé comme ténor en 1820 ; en juillet 1824, c'est Bordogni, de l'Opéra, qui vient prendre la place du second ténor Dupont. En févrieri 826, on engage MlleCinti, la célèbre vocaliste du Théâtre-Italien et de l'Opéra, qui, en 1828, devint, par son mariage,

épousa en 1822 Dabadie, baryton de l'Opéra. Elle prit sa retraite en i835. Elle mourut le 21 novembre 1877.

1. Mme Duret, née à Paris en 1785, était entrée à l'Opéra- Comique en i8o5 ; elle se retira en 1820.

2. Sur Ponchard, voir la notice d'A. Méreaux, i br. in-80, Paris, 1866, Heugei.

Mme Damoreau. Mme Dorus y chanta pendant deux ans, à ses débuts.

En janvier 1828, le flûtiste Tulou et le harpiste Nadermann sont engagés comme solistes, à i.ooo francs de traitement. Avec le violoniste Lafont, ils forment un trio pour les concerts des Tuileries. Deux ans plus tôt, on avait, dans le but d'y faire de la musique de chambre, constitué un quatuor d'archets avec les chefs de pupitre de la chapelle royale : Baillot, Kreutzer, Tariot et Baudiot^

Ces diverses créations sont dues probablement à l'influence de la duchesse de Berry, la seule personne de la famille royale qui s'intéressât quelque peu à la musique et qui protégeât les artistes "^ On sait qu'en 1 8 1 6, Paër avait obtenu le titre de maître de chant et qu'en 1821, Boïeldieueut celui de compositeur de la duchesse de Berry. C'étaient des pensions déguisées.

La chapelle royale atteignit l'apogée de sa splendeur en 1825, lors des cérémonies du sacre de Charles X. On sait que pour le dernier des Bourbons fut restaurée l'antique cérémonie de l'onction

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