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I. Voir plus loin: Les autres opéras de « Léonore*,p

Son contrat lui assurait en outre quatre mois de congé par an.

Napoléon fit travailler Paër pour le théâtre de la cour et, comme il avait un goût particulier pour la musique italienne, il aimait à se faire chanter par lui les airs de Paësiello. Mme Paër était aussi attachée à la musique de chambre, ainsi que le célèbre Crescentini, le ténor Brizzi, Mme Grassini, etc. K

L'Empereur payait bien ceux qui travaillaient pour sa gloire ou pour ses plaisirs. Les Bourbons furent moins généreux. Conservé en i8i5 comme compositeur-accompagnateur de la musique du Roi, Paër eut toutes les peines du monde à obtenir 18,000 francs d'appointements^ et il fut bientôt réduit à 12,000; mais en 1822, il trouva le moyen de faire engager sa fille Alphonsine, à raison de 1.800 francs par an. En août 1828, elle fut

1. Castil-Blaze, Chapelle-musique des Rois de France. Il donne le texte même de l'engagement de Paër.

2. Au carton O^ 291 (Arch. nat.), on trouve la minute d'un projet de contrat daté de janvier i8i5, rédigé par le duc de Fleury, premier gentilhomme de la chambre, nommant Paër compositeur et accompagnateur pour les concerts de la cour, avec 18.000 francs d'appointements. Au bout de dix ans, une pension de 5. 000 livres lui était promise.

même portée à 2.000 francs, comme ayant remplacé Mme Duret, qui remplissait modestement pour 1.800 francs l'emploi de première chanteuse, abandonné par Mme Camporesi ^ Celle-ci recevait une rétribution de 18.000 francs en i8i5 et de 1 5.000 francs seulement en 18 16'-.

Paër avait comme adjoints les deux accompagnateurs Boiëldieu et Blangini, rétribués à raison de 2.000 francs par an ^.

Comme premier ténor, la musique de la chambre possédait le célèbre Garcia, inscrit au budget pour 1 .800 francs par an. Ses succès de théâtre, sa vogue européenne l'entraînaient souvent à l'étranger ; aussi manquait-il à la chapelle pendant plusieurs mois de suite. En avril 1823, on se prive de ses services, trop intermittents, et son traitement est affecté à Mme Dabadie*, qui avait débuté à l'Opéra

1. Violante Camporesi, née à Rome en 1785, fqt engagée pour la chapelle particulière de l'Empereur. Elle quitta Paris pour Londres en 1817.

2. États d'émargement (Arch. nat.,0' 290). Ils nous donnent l'âge de Mlle Paër ; elle était née à Vienne le 10 février 1801. Elle mourut en 1834.

3 Sur les états d'émargement, le nom de Boïeldieu est écrit d'abord Boyeldieu. On le rectifia sur celui du 5 avril 1816 (Arch. nat., O^ 291). Blangini dit dans ses Souvenirs que sa nomination date de décembre i8i5.

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