I. Sans succès. Cinq représentations seulement
pouvoir qu'exerce sur lui la Reine de la Nuit.
C'en est assez pour montrer l'absurdité des inventions par lesquelles les adaptateurs ont remplacé le naïf livret de Schickaneder. Par contre, et bien que Carvalho n'eût pas résisté à sa manie de mutiler et de dénaturer les partitions classiques, il n'avait pas commis autant de ravages dans l'opéra de Mozart que les auteurs des Mystères d'Isis.
Le grand coupable fut ce Lachnith, que, dans ses Mémoires et dans un feuilleton du Journal des Débats du i"mai i836, Berlioz a voué aux gémonies, d'autant plus coupable que, né à Prague (le 7 juillet 1746), il était pour ainsi dire le compatriote de Mozart ^ Il est plaisant de voir ici d'accord avec Berlioz ce Castil-Blaze, qui fut de sa part l'objet des mêmes anathèmes pour ses attentats sur les opéras de Weber. Dans son Académie Impériale de Musique ^, Castil-Blaze rapporte l'anecdote suivante :
« Le dérangeur Lachnith, le démolisseur ignare
1. Tous ceux qui ont parlé de Lachnith, à commencer par Reichardt, ont fait de lui un Allemand. Peut-être allemand d'origine, il était sujet autrichien par sa naissance. II était corniste de profession et compositeur.