LE COMMISSAIRE ROM.AND DE BUSSY IJ
Dénoncé les fonctionnaires relevant du ministère des Cultes :
L'évêque de Pidoll, « un pauvre vieillard sans prestige dans son diocèse et sans autorité sur ses diocésains, abandonnant le gouvernement de ses ouailles et le soin de leur salut à des subalternes » ;
Ses vicaires généraux, un sieur Duperrier et un sieur de Bourgneuf, « des prêtres rusés, peu sûrs, trop connus par de déplorables antécédents et une immixtion active dans nos troubles civils »...
Dénoncé surtout les fonctionnaires relevant du ministère de la Guerre :
Le capitaine de gendarmerie commandant la compagnie de la Sarthe, Philipon, ^< un homme beaucoup trop âgé, absolument insuffisant, incapable désormais de faire le bien »;
Le capitaine commandant la gendarmerie de la Mayenne, Durocher-Lapérigne, « un homme nul, aimant beaucoup trop le plaisir de la table et surtout l'argent ».
Et, pour clore sa formidable délation, M. le commissaire général déclarait que le « brigandage » avait pour cause unique « l'imprévoyance, la faiblesse, l'inertie, Timbécillité des autorités civiles et militaires ».
Ces rapports accusateurs, rédigés d'une plume élégante et dans un style tout aimable, étaient destinés à être négligemment placés par le duc de Rovigo dans le cabinet de TEmpereur.
Cette première satisfaction accordée à sa conscience, Rolland de Bussy s'était sérieusement occupé à se former une conviction. De cette conviction venait de naître un système :
Il n'y avait pas de Chouans.
Non, il n'y avait pas de Chouans... Dès sa première visite, le commissaire Rolland démontra péremptoirement cette vérité au baron Henry. « Que voulait dire Chouans? — Royalistes. — Royalistes? — Partisans des ci-devant rois, — Or, était-il admissible qu'après