‹ Épisodes de l'histoire de la contre-révolutionChapitre 33 sur 60 · LE COMMISSAIRE ROM.AND DE BUSSY IJ · texte numérisé non relu

LE COMMISSAIRE ROM.AND DE BUSSY IJ

Dénoncé les fonctionnaires relevant du ministère des Cultes :

L'évêque de Pidoll, « un pauvre vieillard sans prestige dans son diocèse et sans autorité sur ses diocésains, abandonnant le gouvernement de ses ouailles et le soin de leur salut à des subalternes » ;

Ses vicaires généraux, un sieur Duperrier et un sieur de Bourgneuf, « des prêtres rusés, peu sûrs, trop connus par de déplorables antécédents et une immixtion active dans nos troubles civils »...

Dénoncé surtout les fonctionnaires relevant du ministère de la Guerre :

Le capitaine de gendarmerie commandant la compagnie de la Sarthe, Philipon, ^< un homme beaucoup trop âgé, absolument insuffisant, incapable désormais de faire le bien »;

Le capitaine commandant la gendarmerie de la Mayenne, Durocher-Lapérigne, « un homme nul, aimant beaucoup trop le plaisir de la table et surtout l'argent ».

Et, pour clore sa formidable délation, M. le commissaire général déclarait que le « brigandage » avait pour cause unique « l'imprévoyance, la faiblesse, l'inertie, Timbécillité des autorités civiles et militaires ».

Ces rapports accusateurs, rédigés d'une plume élégante et dans un style tout aimable, étaient destinés à être négligemment placés par le duc de Rovigo dans le cabinet de TEmpereur.

Cette première satisfaction accordée à sa conscience, Rolland de Bussy s'était sérieusement occupé à se former une conviction. De cette conviction venait de naître un système :

Il n'y avait pas de Chouans.

Non, il n'y avait pas de Chouans... Dès sa première visite, le commissaire Rolland démontra péremptoirement cette vérité au baron Henry. « Que voulait dire Chouans? — Royalistes. — Royalistes? — Partisans des ci-devant rois, — Or, était-il admissible qu'après

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