‹ Épisodes méningés tuberculeux curables chez l'enfantChapitre 11 sur 18 · CS · texte numérisé non relu

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Dans les autres organes, on découvrait également des lésions tuberculeuses,granulations pumonaires et rénales.

En résumé, l'enfant présentait au point de vue qui nous occupe,des lésions récentes de méningite tuberculeuse aiguë et des lésions anciennes de méningite chronique avec un

tubercule en partie sclérosé.

Nous terminerons ces observations anatomo-pathologiques par une observation extraite de la thèse de L'Hôte (Lille, 1904),: se rapportant à une enfant de quatre ans qui présenta deux poussées de méningite tuberculeuse séparées par une rémission de trois mois. La seconde poussée se termina par la mort et l’autopsie révéla deux sortes de lésions, anciennes et récentes, se rapportant à chacune des deux périodes.

OBSERVATION XIII (Résumée)

(Thèse de L'Hôte. Lille, 1904.)

A... Gabrielle, âgée de quatre ans, présente d'octobre à décembre 1900, les signes d'une méningite tuberculeuse typique, poussés jusqu'au coma; la ponction lombaire révèle une forte hypertension, une grosse lymphocytose, et le liquide tuberculise le cobaye. A l'examen ophtalmoscopique, le professeur de Lapersonne trouve des fubercules choroidiens discrets et un peu d’œdème de la papille,

L'amélioration fut précédée par une diminution de la lymphocytose et une augmentation du nombre des polynu-

cléaires dans le liquide céphalorachidien (15 novembre) ; le

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nombre des lymphocytes et des polynucléaires était à peu près égal quelques jours après (24 novembre).

Les symptômes avaient tous disparu le 12 décembre. L'enfant sort de l'hôpital le 15 janvier et y rentre le 24 mars avec une nouvelle méningite tuberculeuse.Le liquide céphalorachidien tuberculise à nouveau le cobaye. L'enfant meurt le 23 maï dans le coma.

Autopsie. — En dehors du cerveau et des méninges on ne trouve qu'une hypertrophie des ganglions trachéobronchiques dont deux, au niveau du hile droit, sont caséifiés.

A l'ouverture de la dure-mère,il s'écoule une grande quantité de liquide céphalorachidien clair et limpide ; la duremère est hyperhémiée. Sur les méninges cérébrales, on note une éruption symétrique de granulations tuberculeuses, translucides.

En outre on trouve du côté gauche un épaississement net des méninges à contours assez irréguliers, opaque, au niveau duquel les méninges adhèrent à l'écorce qu’on arrache avec elles. Cette lésion occupe le voisinage de la scissure rolandique dans la portion inférieure de la pariétale ascendante ; on trouve un second épaississement vers le pied dela frontale ascendante ; celle-ci est atteinte dans ses deux tiers inférieur et moyen ; un prolongement se dirige vers le pied de la deuxième frontale.

‘ Il n’y a pas de lésions de ramollissement sur les coupes de Pitres.

L'étude histologique montre dans la région des granulations les lésions typiques de la méningite tuberculeuse aiguë.

« Dans la région opaque,-on constate l'épaississement des

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méninges par prolifération du tissu conjonctif; il y a vraiment sclérose. Cette sclérose méningée semble avoir une origine vasculaire. La périvascularité est extrêmement marquée. On rencontre de distance en distance des vaisseaux thrombosés dont la paroi interne est desquamée. Au sein de ce tissu fibreux, nous trouvons des granulations tubereuleuses. Celles-ci sont constituées par de faibles amas de cellules épithéliales, entourées d'une couronne de cellules embryonnaires en voie de karyokinèse. On n'y découvre pas de bacilles. De la méninge sclérosée partent des tractus embryonnaires intra-encéphaliques. L'écorce cérébrale est elle-même infiltrée de lymphocytes et de cellules embryonnaires. Les cellules pyramidales sont hypertrophiées, vasculaire, granuleuses. La plupart semblent avoir perdu leur prolongement protoplasmique. >

La chromatolyse est nette.

En résumé, l'autopsie montre, à côté d'une éruption granulique récente, la présence d'une plaque de méningite tuberculeuse ancienne, sclérosée, correspondant bien certaine-

ment à la première poussée de méningite,

Les observations qui précèdent nous ont paru sufisamment démonstratives pour nos conclusions.Mais on pourrait encore à côté d'elles citer celle de Barth (Bulletin de la Société anat., 18739) qui rapporte un cas de méningite ancienne avec granulations passées à l'état fibreux dans la pie-mère encéphalique, et mort par tuberculose aiguë vingt-cinq ans plus tard.

Dufour, dans la discussion du cas de Claisse et

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