CONCLUSIONS
1° On peut observer chez les enfants tuberculeux ou suspects de tuberculose, des accidents méningés, qui ne se distinguent pas cliniquement de la méningite tuberculeuse grave, et qui cependant se terminent par la guérison ;
2° La réalité de ces méningites bénignes et leur nature tuberculeuse sont démontrées par la poncetion lombaire. Le liquide céphalorachidien présente les mêmes caractères que dans les méningites tuberculeuses mortelles. lymphocytese, augmentation de la quantité d’albumine, présence de bacilles de Koch soit par l’examen direct, soit par l’inoculation au cobaye ;
30 La disparition de ces phénomènes méningés coïneide avec la disparition de la réaction leucocytaire et des bacilles de Koch ;
4° Le zona doit dans certains cas être rattaché à ces manifestations méningées el peut être l'indice d’une poussée de bacillémie et le signe précurseur d’une localisation méningée tuberculeuse ;
. 5° Comme danstoutes les affections tuberculeuses, la guérison de ces accidents méningés peut être transitoire, et on voit dans certains cas des manifesta-
tions semblables réapparaître au bout de plusieurs mois ou de plusieurs années ;
6° Chez les malades qui guérissent, ces méningites curables peuvent laisser des séquelles qui peuvent être la source plus tard d’erreurs de diagnostic. Ces séqueiles, les unes immédiates, les autres tardives, consistent en céphalées avec vomissements apparaissant par crises comme les céphalées dites de croissance, en troubles intellectuels divers, en troubles de la parole, en exagération des réflexes, en paralysies diverses, paraplégie, ptosis, strabisme, troubles de la marche avec vertige et litubation, enfin en complications oculaires telles que névrite optique et atrophie des nerfs optiques amenant la cécité complète, ou simple inégalité pupillaire.
Ces séquelles apparaissent le plus souvent à l’occasion de causes prédisposantes telles que fatigue physique ou intellectuelle, onanisme et plus tard excès vénériens ;
7° Peut-être faut-il établir en outre un rapport direct entre ces méningites atténuées et la paralysie générale juvénile, l'idiotie, et certaines psychoses de l'enfance comme la démence précoce ;
8 La réalité de ces méningites frustes est enfin démontrée, chez les malades qui succombent plus tard à une méningite aiguë, par la fréquence surtout à la base de lencéphale, d'épaississements méningés qu'il faut considérer comme le reliquat d’inflammations méningées tuberculeuses antérieures ;
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