‹ Épisodes méningés tuberculeux curables chez l'enfantChapitre 14 sur 18 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

La connaissance de ces phénomènes méningés tubercuieux curables n’a pas modifié beaucoup le traitement habituel de la méningite tuberculeuse. Nous continuons à être à peu près désarmés devant cette localisalion méningée de la tuberculose et ces cas sont justiciables du traitement symptomalique ordinairement employé.

Le calomel, contre la constipation, le bromure de potassium, la valériane, le chloral et les bains contre les phénomènes d’excitation, agitation, convulsions, délire, une médication calmante contre les vomissemenis et enfin la ponction lombaire contre les symptômes de compression cérébrale, constituent à peu près toute la thérapeutique en pareil cas.

Aussi n'est-ce pas sur le fraitement curatif que nous voulons insister, mais sur la prophylaxie de ces accidents. | . Quels moyens faut-il employer pour éviter l'apparition ou le retour de ces phénomènes qui peuvent toujours aboutir à une méningite tuberculeuse mor-. telle, ou s’ils guérissent définitivement, laisser après eux les graves séquelles dont nous avons parlé ?

— g2 — Ce traitement prophylactique-se résume en deux indications : S 1° Éviter l'infection tuberculeuse de l’organisme, origine de la bacillémie qui est le point de départ de l'infection tuherculeuse des méninges ;

2° Si l'enfant est déjà tuberculeux, éviter la locaiisation méningée.

Les précautions à prendre pour éviter qu’un enfant devienne tuberculeux dans un milieu déjà infecté, n’ont rien de spécial dans notre cas. Elles se résument dans les prescriplions d'hygiène sévère concernant les malades qui entourent l'enfant et l'enfant luimême qu'on cherchera à éloigner d’eux.

Quant à la seconde indication, elle nécessite des soins et des conseils spéciaux. Il faudra en effet éviter toutes les causes prédisposantes qui pourraient provoquer une infection méningée, et redoubler de surveillance en cas d'apparition de symptômes spinaux tels que le zona et les radiculites tuberculeuses.

Le meilleur séjour pour l'enfant sera la campagne, et il faudra interdire soigneusement les stations balnéaires au bord de la mer, les stations thermales salines et sulfureuses, les stations d'altitude élevée, qui constituent un traitement trop excitant et peuvent amener une poussée de bacillémie.

Au point de vue physique, on ordonnera un repos relatif dans les premiers mois qui suivront la crise méningée, et plus tard on interdira encore les sports violents, les efforts prolongés, les fatigues exagérées ; on surveillera les enfants au point de vue de l’ona-

pi Lu de CRD. à

nisme et on les mettra en garde contre les excès vénériens quand ils auront dépassé l'adolescence. Un véritable régime cérébral devra être suivi scrupuleusement; le travail intellectuel devra être soigneusement dosé de manière à éviter les études prolongées, le surmenage, les veilles ; on devra interdire toute tentative d'instruction trop précoce ou exagérée, et si les accidents méningés semblent encore menaçants, détourner plus tard ces enfants

- des études supérieures qui exigent un effort cérébral

dangereux pour eux.

Enfin le régime alimentaire devra être également surveillé, afin d’une part d'éviter les excilants cérébraux, tels que vins en excès, alcools, thé, café, et d'autre part de faire suivre à l’enfant le régime fortifiant habituel de la tuberculose auquel on pourra joindre la médication reconstituante généralement employée dans les mêmes cas.

PPS

PCA

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