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à la gare, et je lui promis d aller le voir, le mois suivant, à Lavaur, en rentrant à Paris. Je voulais l'interroger encore, pénétrer plus avant dans le cœur de cette histoire et dans l'histoire de ce cœur... 1^
Hélas ! l'homme propose , et Dieu dispose.
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Deux semaines après, le 21 octobre 1875, la ville de Lavaur était en deuil. Une foule immense accompagnait au cimetière l'ouvrier le plus populaire et le plus vénéré de tout ce pays. François Macary avait été emporté subitement par la rupture d'un anévrisme.
Nulle soufTrance, nulle maladie, nul malaise, n'avaient précédé son trépas soudain. Le miraculé de la Vierge n'avait point été malade; il avait cessé tout à coup de vivre ici-bas, pour entrer dans la vie de là-haut. Il était mort guéri. « Ainsi, a écrit ailleurs une plume amie, ainsi Lazare ressuscita et puis mourut. Ainsi moururent également, après des années passées sur la terre, tous les personnages dont l'Evangile nous raconte les surnaturelles guérisons par la main du Sauveur Jésus. Mais la santé et la vie qui leur furent rendues ont attesté au monde la puissance du Seigneur. Et une fois cette œuvre accomplie. Dieu leur permit de mourir comme au reste des hommes et d'entrer, eux aussi, dans le lieu de la récompense*^. »
Et voilà pourquoi, pieux et bon Macary, je n'ai pu vous revoir ici-bas, et tenir ma promesse de vous aller visiter. Priez Dieu pour que le rendezvous ne soit que différé, et qu'un jour, avec tous ceux que j'aime, nous nous réunissions à vous, dans le rayonnement du trône de Dieu, aux pieds de Celle dont j'ai eu, quoique indigne, la profonde joie d'écrire l'Histoire, et dont, pour parler comme vous-même, la main puissante vous a guéri deux fois '^ !
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