‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inédits (volume 2)Chapitre 173 sur 185 · Voy. les vers 269 à 298, et p. 277, n · texte numérisé non relu

Voy. les vers 269 à 298, et p. 277, n

4. Chez les catholiques, le dernier jour d'octobre, vigile de la Toussaint, est un jour de jeûne.

5. Son grand-père maternel et la mère de la comtesse de Maure étaient frère et sœur (Moreri); Mlle de Vandy est donc cousine

Vous tirez cette Parenté ;

Cousine, Nièce, ou bonne amie,

Tant y a qu'il ne m'en chaut mie.

Mais j'ay ouy raconter de vous 270 Des effets d'un très-grand courroux.

Est-il vray, dittes-moy, la Belle,

Dites-moy, la spirituelle,

Et ne vous en deffendez pas ,

Est-il bien vray que pas à pas 275 Le malheur, corne on dit, vous suive,

Et qu'en la place s'il arrive

Que quelqu'un s'enferre d'amour,

C'est vous qui jouez ce beau tour ?

J'entens « place » Place Royale, 280 Place où maint amoureux s'estale

Pour s'homicider à vos yeux.

Seray-je bien tant amoureux ?

Non, non, VANDI, je prens la fuite,

Je ne suis pas de vôtre suitic, 285 Et le trépas n'est point si doux

Que Von puisse mourir pour vous ;

Ceux-là mesme qui s'y hazardent,

Qui, par trop aymer, se poignardent,

N'ont aucun dessein de mourir : [12]

290 Ils veulent se voir secourir,

Car c'est mourir trop à son aise

Que d'en mourir dans une chaise.

Ce beau Jouvencel enflammé,

Qui par poignard s'est renommé 295 Pour l'avoir mis en sa poictrine *,

de la comtesse au 5* degré. Elle loge d'ailleurs chez celle-ci (Tallemant: III, 159).

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