Je n'ai pu identifier ce personnage
3. Alexis de Tbnay (a) (?-i666), chanoine de l'église Saint- Jean de Lyon et de l'église Saint-Pierre de Mâcon et prieur de Neuville-les-
(a) Orthographe hypothétique.
Gardez-vous de poivre & girofle,
Car, si vous mangiez épicé,
Vous seriez bien-tost in pacé. [19]
Et vous, qui composez en rime l, 480 Dont autrefois on fit estime ,
Et que quelque fou peu prisa
Qui sans raison s'en avisa,
Blasmant vôtre innocente veine,
Dont vous fustes en telle peine 48s Que, sans un Prince de son appuy,
Par le faux jugement d'autruy
Vous tombiez en si grand desordre
Qu'un aveugle y pouvoit bien mordre,
Adieu, tempère^ vos chaleurs 49° Par ces agréables frescheurs
Que produit l'eau de la Fontaine ;
Adieu, DU PIN, qui fais ma peine :
fe vois bien que c'est en ce jour
Qu'il me faut songer au retour.
495 Et vous, qu'on trouve nompareille
Dames et de Saint-Thibault, est fils de Laurent db Tenay, comte de Saint-Christophe-en-Brionnais (Cab. des titres : Dossiers bleus 628 : 16706, fos 7, 8, 9).
1. Ce vers et les quinze suivants sont adressés par Dupin à luimême, afin, sans doute, qu'on ne le soupçonne pas d'être l'auteur de L'Adieu de Forges.
Je n'ai pu découvrir quels sont les démêlés anciens auxquels il fait allusion. Quelques années plus tard, en février 1648, il en reparlera d'une manière un peu plus précise dans des stances liminaires qu'il écrira pour Le Virgile Travesty de Scarron :
J'avois faict serment que Quinet, En toute son Imprimerie, Soit en Epigramme ou Sonnet, 12 Ne m'imprimeroit de sa vie.
Tousjours me souvient des Ballets Dont s'offensa mainte escarlatte ; Apres cela, dans le Palais 16 Le veux-tu que mon nom esclatte ?
284 l'adieu de forges
Pour charmer l'ame par l'oreille,
Qui gagne\ le cœur le plus dur
Par vos yeux si bien peins d'a\ur,
Madame AUBERT ï, dont l'air surpasse $oo Ce qu'on trouve de bonne grâce
Dans les sujets les plus parfaits,
Heureux qui n'en sent les effets
Et, sans contrainte, qui peut dire
Qu'il ne souffre pas le martire 50$ Dont Amans mette\ aux abois [20
Par vos yeux & par vôtre voix !
Adieu, sa fidèle compagne,
Que toute douceur accompagne ;
CORNU EL 2, c'est en ce moment S 10 Que je sens que je suis amant ;
C'est icy que je vous regrette.
Adieu, belle Madame HACHETTE 3 ;
Conserve^ bien cette douceur
Par où tout esprit & tout cœur, 515 De son gré, se fait vôtre esclave.
Vous aussi, dont la grâce grave
1. Marie-Anne Chastelain (?-?), femme de Pierre Aubert(i584 ?- 1668), seigneur de Fontenay en Brie, « un des intéressez aux gabelles, qut est un homme d'âge mais fort riche. » Elle est jolie et coquette (Tallemant : VI, 469).
Elle est nièce de Marie Chastelain, la mère de Marion de l'Orme.
2. Anne Bigot (1605-1694), seconde femme de Guillaume Cornuel (?-i658), trésorier général de l'extraordinaire des guerres ; elle est âgée de 38 ou 39 ans (Cab. des titres: Dossiers bleus 211 : 5408, i' 3 ; Pièces orig. 861 : f° 180). « Elle a esté galante... Elle a de l'esprit autant qu'on en peut avoir ; elle dit les choses plaisamment et finement. » (Tallemant : V, 132-133).
3. Peut-être s'agit-il de Catherine Proust (?-i692), femme de Pierre Hachette (?-i67o), conseiller au Châtelet de Paris, et qui sera échevin de Paris en 1649 (Cab. des titres : Cal. d'Ho^ier 182 : 4620, f 2).
Par sa douceur tient les espris,
Belle GON l, ne faites mépris
De ceux qui vantent vôtre estime.
520 Et vous, quisçavei bien la Prime 2
Et mieux d'autres choses aussi.
Vous avei quitté ce lieu cy
Dans un tems que la Compagnie
Pleure, vous en voyant bannie ; S2> Dites, que vous a-elle fait ?
Falloit-il un si rude effet
Pour une si légère cause ?
Que si vôtre esprit se dispose,
Par la providence des deux, 5 30 D'un promt retour dedans ces lieux. . .
Mais ce souhait est inutile ;
Adieu, Lieutenante Civile 3. [21]
Adieu, FANCHON que vous aimei,
FANCHON 3 qui fait amans pasmei, 53) Qui, chaque jour de la semaine,
Des-jeunoit seule à la Fontaine,
Et sur le rivage des eaux
Se moquoit ainsi de nos maux.
Adieu aussi, certaine Dame 54<> Dont j'aime les talens de Vante,
Rare en bonté, rare en esprit,
1. Marie ou Marguerite de Villers (?-?), femme de Jean Gon (i6oo?-i68i), seigneur de Wassigny, ancien marchand à Tours où il fit banqueroute, et maintenant intéressé dans les fermes. Le 31 décembre 1665, ce Jean Gon sera arrêté pour le payement de la somme de cent mille écus à laquelle il aura été taxé par la chambre de justice (Cab. des titres : Dossiers bleus 319:8151, f° 6; Pièces orig. 1352 : 30620, f» 31).