Cf. Ep. xxm, v. 85 et suiv
(a) Et non pas Campagnolles, ni Canipaignol, ni Campagnol, ni Campagno, etc..
(b) On a prétendu, en donnant comme référence l'ouvrage de Quincy (I, 71), qu'il s'était distingué, en 1646, au combat de Bozzolo, en Lombardie. Ce combat eut lieu vers la fin de novembre 164e (Quincy : I, 69-70, 72, 84), et Campaigno était encore à Paris au milieu de novembre (Lettres de Balzac à Chapelain, la pi. n. i. : 1. du 12 nov. 1646). D'ailleurs, s'il avait pris part à cette action, il est peu vraisemblable que son régiment eût été envoyé en Flandres quelques mois après. Enfin le passage de Quincy sut lequel on s'est appuyé (I, 71) parle d'un M. de Campagnole placé sous les ordres du comte de Navailles et qui chargea à la tète de vingt braves pris dans « la compagnie des Gensdarmes de M. le Cardinal ». Or, un an après la mort du neveu de Balzac, la Galette, rendant compte de la journée de Crémone, vante la belle conduite du sieur de Campagnolles, « Mareschal des logis de la compagnie de Gensdarmes de son Eminence », et placé, lui aussi, sous les ordres du comte de Navailles. Il est de toute évidence qu'il s'agit dans les deux cas du même personnage, qui, la dernière date le prouve, n'est pas le neveu de Balzac.
Et te marquer avec quelle tendresse Pour ta santé ce brave s'intéresse ?
Il la célèbre en tous ses grands festins, Comme si seul tu faisois ses Destins, Et que ta gloire, à ta race commune, Fondast sa joye & sa bonne fortune.
M 5 J'ay bien encor dequoy t'entretenir, [33J
Mais ton Germain me force de finir.
Il faut céder à cet aimable frère, Dont le départ trop prompt me désespère ; C'est à vous seuls à m'imposer des loix. Avec mon cœur qu'il porte en Angoumois, Il veut encor m'enlever cette Epistre, Qu'il ne chérit qu'à cause de son tiltre, Et que passable on t'auroit fait trouver S'il m'eust donné le temps de l'achever.
A MONSIEUR
L'ABBÉ
Nommé par le Roy a l'Evesché de S. Flour2.
| écrite à Paris entre le n février et le 20 mai 1645, probablement en février] 3
Il l'entretient des rares qualitez de son Maistre, & passe dans une invective contre le Turc.
Puisque, parmy le nombre & la foule importune Qui cherche en ton crédit l'appuy de sa fortune, Tu sçais me discerner, & qu'encores tu veux D'un soin particulier favoriser mes vœux, Cher & courtois Auvry, qui sers le plus grand
homme [55] Que le Tybre ait connu depuis la vieille Romme, Apprens que des Mortels je suis le plus borné, Et que, las de te voir sans cesse importuné, Je te pleins, & ne veux de ton Maistre adorable
i. Voy. p. 56, n. 1.
2. Cette mention, vraie au moment où sont imprimées les épines, ne l'est pas encore au moment où celle-ci est écrite et envoyée à Auvry (voy. p. 56, n. 1).