Cf. Ep. xvi, v
}. Depuis plus d'un an, la gazette annonce victoire sur victoire, tant en Flandres et en Allemagne qu'en Piémont et en Catalogne : le 1" août 1644, on apprend la prise de Gravelines ; le 19 août, la victoire de Fribourg ; le 9 septembre, la prise du môle de Tarragone ; le 17 septembre, la prise de Santhia en Piémont ; le 20 septembre, la prise de Philippsbourg ; le 29 septembre, la prise de Mayence; le 12 janvier 1645, la prise de Kreuznach ; le 21 avril, ou apprend que le comte du Plessis-Praslin vient de mettre le siège devant Rosas en Catalogne.
L'épitre de Bois-Robert a certainement été écrite avant que ne
Et que ce nœud sacré, qui les joint à la France, Confirme entre nos Rois la céleste alliance ?
35 Jettons les yeux plus loin, Chrestiens, & poursuivons Cet Ennemy commun du Dieu que nous servons ' : 11 menace nos Ports, il menace nos Villes 2, Et nous cherchons ici des Palmes inutiles ? S'il voyoit réunir tant de Chefs valeureux,
40 Pourroit-il sans trembler jetter les yeux sur eux? Pourroit-il garantir ses Provinces troublées, S'il voyoit par la Paix nos forces assemblées, Et si, vers nostre Dieu cherchans un mcsme appuy, Nous tournions tout à coup nos armes contre luy ?
45 Non, non, cet insolent verroit la Prophétie 3 Dans l'Union des Rois à sa honte esclaircie ; Il auroit peur du joug qu'il brusle d'imposer ; Mon jeune Prince iroit ses Estats embraser, Et, plus viste que l'Aigle, en moins d'une Campagne,
parvienne la nouvelle de la défaite de Marienthal, c'est-à-dire avant le 20 mai 1645 (Galettes : 1645, P* 4J8).