‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inédits (volume 2)Chapitre 57 sur 185 · Escalier, montée. » (Furetièrc · texte numérisé non relu

Escalier, montée. » (Furetièrc

J'en garde la reconnoissance

Autant qu'il est en ma puissance,

Et toujours, malgré mon ennuy,

Je prie & fay des vœux pour luy.

7> Enfin il faut que je te die

Le sujet de ma maladie.

Quand je me promené au Soleil

Pour voir cet homme sans pareil, [48]

J'en voy qui, la teste haussée, $0 Passent où ma seule pensée,

Timide autant que mon aspect,

N'ose passer qu'avec respect.

Si, comme eux, avec impudence

J'eusse assiégé son Eminence,

Dy-moy, qui pouvoit m'empeschcr

De la voir & d'en approcher ?

Tu sçais que j'avois les pratiques

De ses principaux domestiques l ;

Je n'estois point nouveau venu, 90 J'estois aimé, j'estois connu,

On sçavoit ma faveur passée.

Mais on ignoroit ma pensée ;

Enfin, je ne la dy qu'à toy :

Si tu veux avoir soin de moy, 9S Jules apprendra par ta bouche

A quel poinct la chose me touche.

Tu luy diras, cher Confident,

Que, pour n'estre pas impudent,

J'ay de cette maison sacrée 100 Perdu la favorable entrée ;

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