‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 110 sur 236 · Suzanne Gaknier ( ?-i685), femme de Charles de Brancas · texte numérisé non relu

Suzanne Gaknier ( ?-i685), femme de Charles de Brancas

(1618 ?-i68i), marquis de Maubec, dit le comte de Brancas^ le fameux

95 II fallut qu'elle m'escoutast [^27]

Et qu'aussi-tost elle éclatast ;

Beuvron ^, aussi sage que belle,

Rit d'aussi bon appétit qu'elle ;

Sa belle-sœur ^ en fit autant ; 100 Monlouet 3 vint dans cet instant,

Et cette beauté qu'on renomme

Me prit aussi pour un jeune homme.

Si donc je parois désormais

Plus fol & plus gay que jamais, 105 Si je fais un conte agréable,

Si l'on me trouve un air aymable.

Si je suis badin & plaisant,

C'est l'effet de vostre présent.

Qui, par une belle avanture, iio En moy restablit la Nature.

distrait que peindra la Bruyère sous le nom de Ménalque, et qui deviendra, en 1661, chevalier d'honneur de la reine-mère (Cab. des titres : Dossiers bleus 129 : 3197, f*» 24 v°).

La comtesse de Brancas est fille de Mathieu Garnier, trésorier des parties casuelles.

Bois-Robert lui dédiera bientôt une tragi-comédie, Les généreux Ennemis (22 janvier 16)5).

1. Catherine-Henriette de Harcourt : V05\ T. I", p. 234, n. 2. « La pauvre mademoiselle de Beuvron, quoyque sage et vertueuse, est encore à marier. » (Tallemant : VI, 497). Cf. ci-dessus Livre II, Ep. 11 (surtout V. 81 et suiv.).

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