Le cardinal de Richelieu : voy. T. I«r : p. 47,, n
6. François Foucquet (1587 ?-i64o), homme de confiance de Richelieu, fut maître des requêtes, conseiller d'Etat, président de la chambre de justice de l'arsenal, et même ambassadeur en Suisse ; on lui doit l'organisation de plusieurs compagnies coloniales (Lair, Le surintendant Nicolas Foucquet : 1, 9 et suiv.). Il est mort depuis près de quinze ans.
A MONSIEUR l'abbé FOUCaUET. I67
Il sçavoit que les avenues, Aux Ministres mesme inconnues, Pour moy s'ouvroient à tout moment :
Je charmois cet homme charmant, Et seul j'avois trouvé l'adresse D'éloigner de luy la tristesse.
JULE, qui peut tout aujourd'huy,
40 Et qui prit son pouvoir de luy,
M'a veu dans Testât de ma gloire, [130]
Et, s'il en gardoit la mémoire, La Cour pour moy certainem.ent Auroit encor quelque agrément.
4) Mais comment veux-tu qu'avec joye
J'y retourne, & que l'on me voye Recommencer mes Rudimens En des lieux, jadis si charmans, Où tant de gens m'ont veu parestre,
50 Où j'ay fait tant de coups de Maistre ?
Et quand mesme il arriveroit Oue mon soin me reùssiroit Et que, par des chemins si rudes.
Je reprendrois mes habitudes,
") Que les Gardes, que les Huissiers,
Q.ue cent bizarres Officiers ^ Encor me voulussent connestre Comme du vivant de mon Maistre, Par là je me verrois flatté
60 D'une inutile vanité.
Mais à mon âge c'est sottise ; J'ayme le solide, & j'y vise ; En un mot, je m'en suis banny