‹ Épistres en vers. Éd. critique avec un commentaire tiré de documents pour plupart inéditsChapitre 116 sur 236 · Abcl Servient · texte numérisé non relu

Abcl Servient

2. Antoine le Métel (avant 1589-165 5?), seigneur d'Ouville, frère aîné de Bois-Robert, auteur de comédies et de contes célèbres. Une variante inédite des lettres de noblesse de laiamille parlait de lui, en 16^6, comme « ayant eu divers emplo^'s dans nos armées, & ailleurs en des rencontres importantes, principalement en ce quf concerne les Matematiques & la Geogrufie, dont il a une particulière intelligence ». Il est à peu près sans ressources. Bientôt, Bois-Robert fera don à son neveu Pierre Leprince, chanoine à la cathédrale du. Mans, de deux cents livres de rente, « en considération des soins qu'il prendra près la personne du s"" d'Ouville, son oncle, frère dudict s'' de Boisrobert, pendant le temps qu'iceluy s' d'Ouville sera demeurant avec ledict s' Leprince comme pensionnaire. » (8 mars 1654).

Tallemant disant que d'Ouville mourut un an après sa retraite chez Leprince (II, 40S), il faut dater cette mort de 1655. La présente épitre est donc écrite, au plus tard, en 1655.

100 Dont, longtemps avant Bullion %

Depuis l'an six cens vingt & quatre On m'a payé sans rien rabattre ^ ; J'ay mesme encore tout touché Depuis le quartier retranché 3 ;

105 J'ay touché pendant ma disgrâce 4 ;

Et jusqu'à ce donneur de Casse >, Emery ^, ce rébarbatif, Dont le visage négatif Parut à d'autres si severe,

iio Ne me fut pas toujours contraire Dans les Cassades 7 qu'il donna Par son fourbe de ^

1. Claude Bullion (?-i64o) fut surirxtendant des finances du mois d'août 1632 au mois de décembre 1640.

2. Le plus ancien état nominatif complet des pensions payées par le roi Louis XIII qui nous soit parvenu est celui de 1632. Sous la rubrique Cour, on y trouve Bois-Robert, inscrit pour une pension de mille livres tournois (Arch. des afF. étrang. : Mém. et docum. : France 806 : f" 216 vo). Sur l'état de 1641 (année de sa disgrâce sous Louis XIII), il figure pour une pension de deux mille livres (Id. : France 841 : f° 171).

5. Depuis qu'on a décidé qu'on retrancherait un « quartier jj (un trimestre) de toutes les pensions. Je ne sais si Bois -Robert fait allusion à l'ordonnance de janvier 1629, qui décida que les pensions seraient « réduites à une somme si modérée, que les autres charges de l'Estat puissent être préalablement acquittées. » (Isambert : XVI, 315).

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